La police londonienne a arrêté deux hommes mercredi qui pourraient avoir un lien avec une série d’attaques antisémites dans le quartier de Stamford Hill dans la capitale anglaise.

Les pneus de plus de 50 voitures ont été lacérés tôt dans la journée de lundi dans un quartier qui accueille l’une des plus grandes communautés juives du Royaume-Uni, annonce The Jewish Chronicle.

Huseiyn Seyel, 27 ans, et Steven Truran, 25 ans, ont été mis en accusation pour délit aggravé par des motivations raciales. Ils devaient être présentés au juge mercredi.

Un troisième suspect, arrêté lui aussi dans le cadre de la même affaire, a été remis en liberté sous caution dans l’attente d’une enquête plus approfondie, annonce The Guardian.

Selon un porte-parole de l’organisation, les voitures endommagées étaient d’une marque très appréciée des Juifs locaux. « Des dizaines de véhicules ont été visés, la plupart était des Volvo et des monospaces de différentes marques, qui sont extrêmement populaires au sein de la communauté juive », précise le porte-parole.

Les patrouilles de police ont été renforcées, indique Moishe Friedlander au Jewish Chronicle, qui fait le lien entre la communauté de Stamford Hill et la police locale.

En août, une grande manifestation avait été organisée contre l’antisémitisme à Londres pour protester contre l’augmentation du nombre d’incidents antisémites au Royaume-Uni.

Les manifestants ont exhorté le gouvernement à mettre fin à toutes les formes de préjugés dont l’islamophobie.

Entre janvier et juin de cette année, le Community Security Trust [organisme à but non lucratif britannique qui assure bénévolement la sécurité de la communauté] a enregistré 304 incidents antisémites dans le pays. Cette augmentation constitue une croissance de 36 % par rapport à la même période en 2013.

Cela inclut une augmentation de 35 % des dommages sur les propriétés juives dont les synagogues et les cimetières, une croissance de 34 % des « comportements agressifs », catégorie qui comprend « les graffiti antisémites sur les propriétés non juives, les messages de haine, les violences verbales à connotation antisémites et les incidents dans les médias sociaux qui n’impliquent pas de menaces directs ».

Liam Hoare a contribué à cet article.