La ville de Jérusalem a annoncé son dernier festival culturel : un long week-end d’opéra en juin, conçu pour attirer les locaux et touristes vers la capitale.

Le festival, prévu du 24 au 28 juin, prévoit deux principales représentations de « L’elisir d’amore » (L’Élixir d’amour), une histoire d’amour écrite par le compositeur italien du 19e siècle Gaetano Donizetti.

L’amourette sera interprétée par l’Opéra d’Israël et l’Orchestre symphonique de Jérusalem les 26 et 27 juin à la Piscine du Sultan, un espace de spectacles en plein air situé sous les murailles de la Vieille Ville.

Également au programme, des opérettes, des concerts et des opéras pour enfants à travers la ville tout au long du long du week-end, visant à attirer les familles à l’événement culturel.

« Cela fera partie du calendrier des événements dans la ville, a déclaré le maire Nir Barkat lors d’une conférence de presse pour présenter le festival. Ceci, le marathon, la Formule 1 et nos autres événements, montrent que quelque chose de positif se passe ici, que Jérusalem est une ville normale. »

Le festival d’Opéra est organisé par le département du tourisme de la ville, iTravelJerusalem, en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Opéra israélien. Barkat a déclaré qu’un donateur a déjà promis d’accorder un million de dollars pour le projet, et qu’il recherchait d’autres donateurs afin de pouvoir donner le festival pendant les quatre prochaines années.

Hanna Munitz, directrice générale de l’Opéra d’Israël, qui gère deux autres productions à Akko et Massada, a déclaré qu’elle était plus que prête à recréer cette expérience à Jérusalem.

« C’est un endroit merveilleux pour cela, a déclaré Munitz. Jérusalem est un endroit où tout le monde doit venir une fois dans sa vie. Alors pourquoi pas pour voir un opéra ? »

En 2011, Jérusalem a organisé un festival d’opéra, avec une mise en scène de « Jerusalem », de Verdi, dirigée par David Stern, à la Piscine du Sultan. Mais le festival de 2012 a été brusquement annulé au printemps, en raison de difficultés techniques et financières.

À Massada, où plusieurs mois de travail sont nécessaires pour installer la production dans le paysage désertique aride, l’opéra de l’année dernière n’était pas entièrement rentable. Selon la compagnie d’opéra, le budget pour la production de « La Traviata » était de 27 millions de shekels et les billets ne se sont pas tous vendus.

Le cast attendant en coulisse lors de la répétition générale de La Traviata de l'Israeli Opera  à Masada le mois de juin dernier (Crédit : Miriam Alster/Flash 90)

Le cast attendant en coulisse lors de la répétition générale de La Traviata de l’Israeli Opera à Masada le mois de juin dernier (Crédit : Miriam Alster/Flash 90)

Pour Munitz, cela valait tout de même la peine, car cela a permis de gagner 2 000 nouveaux abonnés.
Munitz, qui travaille à l’Opéra d’Israël depuis plus de 30 ans, a la réputation d’avoir rajeuni et popularisé la compagnie locale. Elle considère les productions de l’opéra comme une partie importante des efforts artistiques et touristiques d’Israël. Il s’agit d’un festival d’opéra qui est dans la tradition de ce qui se fait dans d’autres pays, plus affirmé au niveau culturel.

Les représentations de « La Traviata » à Massada de l’an dernier ont attiré 31 000 personnes en quatre soirées. La Piscine du Sultan peut accueillir environ 6 000 personnes à chaque représentation.

Mounitz remarque que, contrairement à d’autres productions d’opéra israéliennes, les représentations de « L’elisir d’amore » à Jérusalem seront assurées par une majorité d’artistes israéliens.

L’opéra, une amourette, met en scène « beaucoup de tournesols, vélos et voitures anciennes, raconte Mounitz. On a l’impression d’être dans un kibboutz d’il y a 50 ans ».

Les billets seront beaucoup moins chers qu’à Massada, où ils fluctuaient de 505 à 1 305 shekels.

Selon Ilanit Melchior, qui dirige le département du tourisme de la municipalité de Jérusalem, les prix seront beaucoup plus bas en ville, environ 150 à 200 shekels par billet. Des forfaits d’hôtel seront proposés aux touristes.