Quelques semaines après les attaques meurtrières à Paris, l’Orchestre symphonique de Jérusalem se rendra dans la capitale française pour se produire au siège historique de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) à l’occasion du 70è anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz.

Le concert à l’Unesco se tiendra le 27 janvier, le jour de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste. C’est la première fois que l’orchestre symphonique de Jérusalem est invité à jouer à l’Unesco.

« C’est un grand honneur », a déclaré Yair Stern, directeur général de l’Orchestre symphonique de Jérusalem. « C’est un événement tellement important. »

Mené par le directeur musical de l’orchestre, Frédéric Chaslin, un fils de survivants de la Shoah, originaire de France, l’orchestre jouera la symphonie Babi Yar de Chostakovitch, sur le massacre de la Seconde Guerre mondiale, avec des paroles du poète russe Yevgeny Yevtushenko.

L’orchestre interprétera également la « Suite Yiddish » du compositeur et survivant de la Shoah, Norbert Glanzberg, qui raconte également l’histoire des pogroms européens.

La musique qui sera jouée ne fait pas référence pas à des événements contemporains, mais fera certainement penser aux attentats de Paris, a dit Stern.

Et d’expliquer : « Quand vous jouez ce genre de morceaux, vous pensez à des personnes tuées, au terrorisme. »

« Vous pensez à ce qui s’est passé il y a à peu près soixante-dix-ans, à la haine et à l’antisémitisme, au meurtre et au sang, l’énorme tragédie que c’était, et comment ça se produit à nouveau. Vous reliez tout ensemble. »

Notre voyage ne se concentrera pas seulement sur la Shoah, a dit Stern.

La veille, l’orchestre interprétera Brahms et Ravel lors d’un autre concert à Paris.