Le tribunal de première instance de Beer Sheva a prolongé jeudi la détention préventive d’un des organisateurs d’une rave, organisée en plein air et au cours de laquelle une femme est morte après avoir été victime d’un coup de chaleur. La police a déclaré qu’il a attendu plusieurs heures pour appeler de l’aide après que la femme s’est effondrée.

Le suspect, un résident de la ville de Rahat, doit rester en détention pendant quatre jours. Il est suspecté d’homicide involontaire, de blessures par négligence et d’exploitation d’une entreprise sans permis.

La jeune femme de 20 ans, une soldate, avait été retrouvée inconsciente par les secouristes qui l’ont réanimée et avait été hospitalisée dans un état grave. Elle est décédée quatre jours plus tard.

Un représentant de la police a déclaré à la cour qu’il y avait des témoignages et des preuves qui confirmaient que l’organisateur était responsable de son décès en raison du fait qu’il avait attendu quatre heures pour demander de l’aide.

Elle avait été retrouvée inconsciente dans une zone boisée samedi matin, située à proximité du carrefour de Goral, et avait été hospitalisée dans un état grave.

Les médecins de Magen David Adom ont précisé qu’au moment où ils l’ont trouvée, elle était sans pouls, mais qu’ils ont réussi à la réanimer avant de l’emmener à l’hôpital.

L’hôpital a indiqué qu’elle présentait des lésions irréversibles au cerveau causées par la chaleur.

Les médecins ont ajouté qu’aucune trace de drogue ou d’alcool n’avait été retrouvée dans son corps.

« Les officiers sont arrivés sur les lieux et ont trouvé une ‘fête de la nature’ qui a été arrêtée. L’incident fait l’objet d’une enquête », avait annoncé la police au moment des faits.

La « fête de la nature » est parfois un euphémisme pour les raves où il y a de la drogue.