Lors du rassemblement pour son 30e anniversaire, le Hamas promet de forcer Trump à revenir sur sa décision
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'Il n'y a pas d'Etat d'Israël, donc il ne peut y avoir de capitale nommée Jérusalem'

Lors du rassemblement pour son 30e anniversaire, le Hamas promet de forcer Trump à revenir sur sa décision

Le chef du groupe terroriste a appelé à des manifestations hebdomadaires dans la région jusqu'à ce que l’administration américaine renonce à sa déclaration concernant la capitale d'Israël

Dov Lieber est le correspondant aux Affaires arabes du Times of Israël

Les partisans du Hamas participent à un rassemblement célébrant le 30e anniversaire du mouvement terroriste, dans la ville de Gaza, le 14 décembre 2017 (AFP PHOTO / MOHAMMED ABED)
Les partisans du Hamas participent à un rassemblement célébrant le 30e anniversaire du mouvement terroriste, dans la ville de Gaza, le 14 décembre 2017 (AFP PHOTO / MOHAMMED ABED)

Ce jeudi, lors d’un grand rassemblement célébrant le 30e anniversaire de la création du groupe terroriste Hamas, son leader, Ismail Haniyeh, a nié l’existence de l’Etat d’Israël et juré qu’il forcerait les Etats-Unis à revenir sur leur décision de reconnaître Jérusalem comme capitale.

Les dirigeants du Hamas et des représentants d’autres mouvements palestiniens, y compris le Fatah du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, ont participé au rassemblement à Gaza.

« Il n’y a pas d’Etat d’Israël, donc il ne peut y avoir de capitale nommée Jérusalem », a déclaré Haniyeh face à une foule de plusieurs dizaines de milliers de personnes.

« Nous nous attelerons à contraindre l’administration américaine à renverser sa décision injuste », a-t-il affirmé durant le rassemblement, jeudi.

« Notre objectif est de briser la position américaine. Nous ferons tomber la décision de Trump une bonne fois pour toutes. »

« Nous appelons la nation à faire de chaque vendredi une journée de colère et de révolution dans toutes les capitales et villes jusqu’à ce nous obtenions l’annulation de la décision de (Donald) Trump », a-t-il lancé devant des dizaines de milliers de partisans rassemblés jeudi à Gaza pour marquer le 30e anniversaire de la création du Hamas.

« Nous demandons aux églises, au Pape et à nos frères chrétiens de consacrer leurs prières du dimanche à Jérusalem », a ajouté le chef du mouvement terroriste qui contrôle l’enclave palestinienne de Gaza.

Dans son discours prononcé la semaine dernière à la Maison-Blanche, Trump a, malgré les avertissements de ses homologues étrangers, reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël et insisté sur le fait que, après plusieurs années d’échec, une nouvelle approche était impérative afin de régler le conflit.

La décision de Trump a été saluée par Netanyahu et par les dirigeants d’une grande partie du spectre politique israélien, mais a été rejetée par la communauté internationale.

Trump a néanmoins souligné qu’il ne souhaitait pas spécifier les limites de la souveraineté israélienne dans la ville et a appelé à ne pas changer le statu quo concernant les lieux saints.

Les partisans du Hamas participent à un rassemblement célébrant le 30e anniversaire du mouvement terroriste, dans la ville de Gaza, le 14 décembre 2017 (AFP PHOTO / MOHAMMED ABED)

Le Hamas a réagi en appelant immédiatement à une nouvelle Intifada contre Israël.

Le chef du Hamas avait ensuite appelé toutes les nations arabes et musulmanes à manifester leur colère tous les vendredis lors de « journées de la colère » jusqu’à ce que l’administration Trump annule sa décision.

La semaine qui a suivi la décision de Trump a également été marquée par douze tirs de roquettes depuis l’enclave palestinienne quasiment chaque nuit.

Israël tient le Hamas pour responsable de ces attaques car le groupe contrôle la sécurité dans la bande de Gaza. Le mouvement terroriste compte pourtant une unité qui patrouille à travers la bande de Gaza afin d’empêcher les attaques à la roquette de sorte à éviter toutes représailles.

Depuis l’annonce le 6 décembre du président américain Donald Trump, des manifestations –relativement limitées dans l’ensemble– ont quotidiennement lieu dans les Territoires palestiniens. D’autres manifestations ont eu lieu dans plusieurs pays musulmans et dans certaines capitales occidentales.

Le Hamas et le Fatah du chef de l’AP ont signé un accord de réconciliation en vertu duquel le Hamas était censé rétrocéder le 1er décembre le pouvoir dans la bande de Gaza à l’Autorité palestinienne, dominée par le Fatah et internationalement reconnue comme représentant du peuple palestinien. Mais cela n’a pas été fait en raison de divergences persistantes.

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