Dans l’une de ses premières actions au Pentagone, le nouveau secrétaire d’Etat à la Défense James Mattis a appelé son homologue israélien Avigdor Liberman pour « souligner son soutien inébranlable à la sécurité d’Israël », a déclaré le Pentagone.

« Le Secrétaire a appelé son homologue au cours de cette première semaine [de travail] pour souligner son intention de faire avancer la relation israélo-américaine dans le secteur de la défense et pour protéger les avantages qualitatifs au niveau militaire », a fait savoir jeudi le Pentagone dans un communiqué portant sur l’entretien téléphonique.

Il s’est également entretenu avec les ministres français et allemand, les assurant de l’engagement américain au sein de l’alliance de l’OTAN.

Le communiqué indique que Mattis et Liberman ont évoqué « les défis sécuritaires régionaux au Moyen Orient et la nécessité de définir des approches communes pour faire face aux défis que la région doit affronter ».

« Les deux parties ont réaffirmé leur engagement dans la relation en matière de défense, et attendent avec impatience de se rencontrer dans un avenir proche », ajoute le communiqué.

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, le 31 octobre 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, le 31 octobre 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Les Etats Unis sont le principal allié d’Israël et le premier fournisseur d’assistance militaire et d’armes de l’état juif.

Au mois de septembre, les deux pays ont signé un protocole d’accord portant sur dix ans pour un montant de 83 milliards de dollars, soulignant les termes et les moyens qui définiront l’aide à la défense américaine à Israël au cours de la prochaine décennie.

Tandis que le nouveau président américain a promis à de multiples reprises d’apporter son soutien à Israël, Mattis a, dans le passé, critiqué Israël et l’appui apporté par les Etats Unis à l’état juif.

Mattis a ainsi condamné les implantations, affirmant que cette expansion continue mettait en péril l’avenir d’Israël en tant que nation juive et démocratique.

« Si je suis à Jérusalem et si je place 500 habitants d’implantation à l’est, là où il y a 10 000 habitants arabes, et si on trace une frontière pour les y inclure, alors soit Israël cesse d’être un état juif, soit vous décidez que les arabes n’ont pas le droit de vote – c’est l’apartheid », avait-il déclaré à Wolf Blitzer sur CNN en juillet 2013.

Au cours de la même conversation, il avait également indiqué que les Etats Unis payaient le prix en termes de sécurité face au monde arabe en raison du soutien de l’administration américaine à l’état juif.

Au cours de ses audiences de confirmation, il avait indiqué penser que les Etats Unis devaient considérer Tel Aviv comme la capitale d’Israël et non Jérusalem, parce que c’était la règle politique américaine appliquée jusqu’à présent.

Il avait également exprimé son soutien à une solution à deux états au conflit israélo-palestinien « si elle devait amener la paix au Moyen Orient », avait-t-il indiqué, tout en affirmant qu’il désirait prendre connaissance d’éventuelles solutions alternatives – malgré son scepticisme devant l’idée qu’il puisse exister d’autres issues potentielles au conflit.

« S’il y a une autre solution, je serais heureux d’en apprendre les contours », avait-il déclaré, avant de souligner plus tard que les Etats Unis avaient un « intérêt vital » à la résolution pacifique de ce conflit qui dure depuis plusieurs décennies.

Mattis a dirigé le Commandement Central des Etats Unis (CENTCOM) sous l’administration du président Obama du mois d’août 2013 au mois de mars 2013. A ce poste, il commandait toutes les forces américaines déployées au Moyen Orient à l’exception d’Israël.