L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a affirmé mardi détenir des informations de hauts responsables du groupe terroriste jihadiste Etat islamique (EI) confirmant la mort de leur chef, Abou Bakr al-Baghdadi.

« De hauts responsables de l’EI présents dans la province [syrienne] de Deir Ezzor ont confirmé à l’OSDH la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi, émir de l’EI », a déclaré à l’AFP le directeur de l’ONG, Rami Abdel Rahmane. « Nous l’avons appris aujourd’hui, mais nous ignorons quand ou comment il est mort. »

Des médias irakiens ont annoncé qu’un « nouveau calife » serait bientôt nommé.

La Russie avait affirmé le 22 juin avoir « selon une forte probabilité » tué Abou Bakr al-Baghdadi dans une frappe aérienne fin mai en Syrie, une information qui n’avait été confirmée alors par aucune autre source.

Les forces irakiennes dans un bâtiment endommagé de la vieille ville de Mossoul ouest, le 8 avril 2017. (Crédit : Ahmad Al-Rubaye/AFP)

Les forces irakiennes dans un bâtiment endommagé de la vieille ville de Mossoul ouest, le 8 avril 2017. (Crédit : Ahmad Al-Rubaye/AFP)

C’est à Mossoul, grande ville du nord de l’Irak, que le chef de l’EI avait fait sa seule apparition publique connue, en juillet 2014, à la mosquée al-Nouri.

Abou Bakr Al-Baghdadi n’avait plus donné signe de vie depuis un enregistrement audio diffusé en novembre, peu après le lancement de l’offensive sur Mossoul, dans lequel il exhortait ses hommes à lutter jusqu’au martyre. Il aurait quitté la ville en début d’année, probablement pour la frontière irako-syrienne.

L’Irak vient d’annoncer la reprise de Mossoul à l’EI, qui l’avait conquise en juin 2014.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.