L’Ouzbékistan a annoncé mardi la suppression entière ou partielle des visas pour les ressortissants de 27 pays, dont Israël, à partir du 1er avril 2017, un signe d’ouverture pour ce pays d’Asie centrale, l’un des plus reclus au monde.

Cette décision intervient au lendemain de l’annonce de la victoire du président par intérim Chavkat Mirzioïev à l’élection présidentielle de dimanche dans cette ex-république soviétique.

Selon un décret signé par Mirzioïev, les ressortissants de 15 pays, l’Australie, l’Autriche, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, le Danemark, l’Espagne, l’Italie, le Canada, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Corée du Sud, Singapour, la Finlande, la Suisse et le Japon, seront dispensés de visas d’entrée en Ouzbékistan.

Les ressortissants de 12 autres pays, la Belgique, l’Indonésie, la Chine (en cas de voyage de groupe organisé), la Malaisie, les Etats-Unis, la France, le Vietnam, Israël, la Pologne, la Hongrie, le Portugal et la République tchèque, n’auront plus besoin de visa s’ils ont 55 ans ou plus.

Cette mesure vise à « créer des conditions économiques […] favorables pour un développement intensif du tourisme en tant que secteur stratégique de l’économie », précise le décret publié par le service de presse de la présidence ouzbèke.

Pendant des siècles, l’Ouzbékistan fut un point de passage de la Route de la soie, ces pistes caravanières traversant l’Asie de la Chine aux rives de la Méditerranée.

La ville de Samarcande, classée depuis 2001 au patrimoine mondial de l’Humanité, fait la fierté des Ouzbeks pour ses édifices époustouflants, comme la place du Régistan encadrée de trois universités des XVe et XVIIe siècles, et attire chaque année des milliers de touristes.

Chavkat Mirzioïev, 59 ans, a remporté avec 89 % des voix la présidentielle organisée trois mois après la mort d’Islam Karimov, qui avait dirigé l’Ouzbékistan d’une main de fer pendant plus d’un quart de siècle.

Premier ministre de 2003 à 2016, Chavkat Mirzioïev a été associé de longue date au pouvoir d’Islam Karimov.

Depuis sa nomination, il a cependant donné des signes d’assouplissement du régime : il a gracié un célèbre prisonnier politique et affirmé vouloir réformer l’économie du pays, entièrement placée sous contrôle de l’Etat.