« La mise en place d’un groupe international de soutien est un moyen possible pour contribuer » à la reprise des négociations israélo-palestiniennes, selon des conclusions du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE qui s’est tenu lundi à Bruxelles.

« Le Conseil demande à la Haute représentante (pour les Affaires étrangères) d’explorer les options pour la mise en oeuvre de cette initiative avec des acteurs régionaux et internationaux », précise le texte endossé par les 28 chefs de la diplomatie.

La chef de la diplomatie europénne, Federica Mogherini, doit rendre compte de ses efforts début septembre.

« Nous avons investi beaucoup en tant qu’UE dans le processus de paix au Proche-Orient. L’idée d’un groupe international de soutien est une idée que nous allons explorer dans les prochaines semaines », a expliqué Mme Mogherini lors d’une conférence de presse.

« Nous avons besoin de bâtir un cadre régional élargi. Je rendrai compte de sa faisabilité (…) une fois que j’aurai discuté avec les acteurs régionaux », a-t-elle précisé.

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, qui a fait de la relance du processus de paix, une priorité, s’est déjà montré favorable à cette idée.

« Le processus de paix au Proche-Orient est au point mort. La situation est mauvaise. L’Europe doit aider les deux parties à prendre des initiatives pour sortir de l’impasse », a estimé M. Fabius avant l’ouverture du Conseil des ministres.

Pour ce faire, Paris souhaite la création d’un « groupe de soutien élargi », au delà du Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, UE et ONU), qui inclurait les membres du Conseil de sécurité, des Etats membres de la Ligue arabe et des pays européens.

Fondé en 2002, le Quartette ne comprend pas de pays arabe. Il n’est pas parvenu jusqu’à présent à jouer un rôle de poids dans le processus de paix israélo-palestinien.

Le groupe international de soutien pourrait se réunir pour la première fois en marge de l’assemblée générale de l’ONU en septembre à New York, selon certaines sources.

La France compte parallèlement relancer son initiative au Conseil de sécurité de l’ONU pour fixer dans une résolution « les paramètres internationalement agréés » d’un éventuel accord de paix israélo-palestinien.

Les pourparlers directs entre Israël et les Palestiniens sont interrompus depuis avril 2014.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry n’est pas parvenu à renouer leur dialogue malgré des mois d’intenses efforts diplomatiques.