La Commission européenne a dénoncé mardi la décision du gouvernement israélien de geler plus de 100 millions d’euros de taxes collectés pour l’Autorité palestinienne, en riposte à sa demande d’adhésion à la Cour pénale internationale (CPI).

Cette décision « va à l’encontre des obligations d’Israël au regard du protocole de Paris », signé en 1994 et portant sur les relations économiques entre Israël et les Territoires palestiniens, a réagi dans un communiqué la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

« Une Autorité palestinienne efficace, engagée en faveur de la non-violence et d’une résolution pacifique du conflit, est un élément clé d’une solution à deux Etats », a-t-elle insisté.

« A cet égard, l’UE apporte un soutien considérable, y compris sous forme d’une assistance financière, pour permettre de bâtir les institutions et les infrastructures d’un futur Etat palestinien. Ces réalisations ne devraient pas être remises en cause par le non-respect des obligations concernant le transfert diligent et efficace des taxes et droits de douanes » par Israël à l’Autorité palestinienne, a-t-elle ajouté.

Israël a gelé samedi le versement de 106 millions d’euros de taxes collectés pour le compte de l’Autorité palestinienne. Ces taxes, qui lui sont reversées chaque mois, représentent près de la moitié du budget palestinien.