La chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton a salué mardi la constitution d’un gouvernement palestinien « de consensus national » qui constitue « une étape importante dans le processus de réconciliation palestinien ».

« Nous prenons note de la création d’un gouvernement palestinien de consensus national dirigé par le Premier ministre (Rami) Hamdallah. C’est une étape importante dans le processus de réconciliation palestinien », a affirmé la représentante de l’UE pour les Affaires étrangères dans un communiqué.

« Le processus de réconciliation palestinien fait face à de nombreux défis, mais crée également de nouvelles opportunités pour le processus de paix, pour le renouveau démocratique et pour le peuple palestinien à Gaza et en Cisjordanie », a ajouté Mme Ashton.

Elle s’est félicité de la nomination « de personnalités indépendantes » au sein de ce gouvernement et des déclarations du président Mahmoud Abbas sur l’engagement du gouvernement à respecter « le principe de deux Etats, sur la base des frontières de 1967, la reconnaissance du droit légitime d’Israël à exister, la non-violence et le respect des accords antérieurs ».

« Le soutien de l’UE à ce nouveau gouvernement palestinien sera basé sur son adhésion à ces politiques et engagements », a prévenu Mme Ashton.

La Russie salue la formation du nouveau gouvernement palestinien

La Russie a salué mardi la constitution la veille d’un gouvernement d’union nationale palestinien et affirmé que Moscou allait « coopérer activement » avec ce nouveau cabinet, par un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

« La formation d’un gouvernement technocratique uni en Palestine est l’aboutissement d’efforts soutenus, entrepris récemment par les dirigeants du Fatah, du Hamas et d’autres mouvements et organisations afin de surmonter les désaccords mutuels », a déclaré le ministère.

« Nous trouvons important que les membres de la communauté internationale accueillent avec respect un nouveau gouvernement d’accord national en Palestine », a ajouté le ministère, précisant que Moscou « coopérera activement » avec ce nouveau gouvernement « pour développer et renforcer les relations russo-palestiniennes traditionnellement amicales sur divers plans ».

Le nouveau gouvernement palestinien est un exécutif de transition, sans mandat politique, qui a pour mission prioritaire de préparer des élections présidentielle et législatives d’ici la fin de l’année.

Selon le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov, cité par l’agence Itar-Tass, Mahmoud Abbas rencontrera Vladimir Poutine lors d’une visite officielle en Russie en juin. La date exacte n’a pas été communiquée.

La France prête à travailler avec le nouveau gouvernement palestinien

La France est prête à travailler sous conditions avec le nouveau gouvernement palestinien d’union nationale qui a prêté serment lundi, a annoncé mardi le ministère des Affaires étrangères.

« La France est prête à travailler avec un gouvernement de l’Autorité palestinienne dès lors qu’il refuse le recours à la violence, s’engage en faveur du processus de paix et respecte les accords conclus, ce qui implique la reconnaissance d’Israël », a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay Romain Nadal.

Mahmoud Abbas a d’ores et déjà promis que le nouveau gouvernement, composé de personnalités indépendantes et soutenu par le Hamas, rejetterait la violence, reconnaîtrait Israël et respecterait les engagements internationaux, afin de rassurer la communauté internationale sur sa volonté de paix avec Israël.

Paris a « pris acte » de ces assurances et rappelé son soutien au processus de réconciliation interpalestinien si ces engagements du président Abbas sont respectés. « La France est attachée à l’organisation d’élections législatives et présidentielle dans l’ensemble des Territoires palestiniens », comme le prévoit l’accord de réconciliation du 23 avril dernier, a dit M. Nadal.

Composé de 17 ministres, dont cinq de Gaza, l’exécutif de transition palestinien a pour mission prioritaire de préparer des élections présidentielle et législatives d’ici la fin de l’année.

« Mettre fin à la division des Territoires palestiniens constituerait un progrès important vers la solution des deux Etats. Tous les efforts doivent être aujourd’hui déployés par les parties pour atteindre cet objectif à travers la reprise rapide des négociations de paix », a ajouté Romain Nadal.

L’ONU prête à apporter son aide au nouveau gouvernement palestinien

« Les Nations unies soulignent depuis longtemps la nécessité de progresser vers une unité palestinienne », a indiqué dans un communiqué le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric.

« Les Nations unies se tiennent prêtes à apporter tout leur soutien au nouveau gouvernement dans ses efforts pour réunir la Cisjordanie et la Bande de Gaza (…) sous une seule autorité palestinienne légitime », a-t-il ajouté.

Le porte-parole a fait ces remarques après que le coordinateur de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient Robert Serry s’est entretenu avec le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah mardi.

« Les importants défis politiques, économiques, humanitaires et de sécurité à Gaza ainsi que la tenue d’élections attendues depuis longtemps » ont été au coeur des discussions entre les deux hommes, a précisé M. Dujarric.