Le codex d’Alep – qui serait l’une des plus anciennes copies du monde de la Bible hébraïque – a été officiellement reconnu comme un trésor par l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

Le codex, qui est en exposition permanente au musée d’Israël de Jérusalem, sera listé dans le registre international de la mémoire du monde de l’UNESCO, a annoncé Haaretz mardi.

L’UNESCO a officiellement reconnu le codex lundi, selon Haaretz, décidant qu’il avait sa place dans ses registres de 300 objets et collections du monde entier.

Le registre comprend déjà deux autres objets d’Israël : le recueil Rotschild des musées d’Israël, une collection de manuscrits illustrés du 15e siècle, et les pages de témoignages du musée de l’Holocauste Yad Vashem, qui documentent les noms et les histoires des victimes de l’Holocauste.

Ecrit dans le nord d’Israël vers l’année 930, le codex a une histoire légendaire et éphémère.

Il a été passé en contrebande en Israël depuis la Syrie il y a 60 ans, et depuis 200 des 500 pages originales ont mystérieusement disparu.

Un livre récompensé de 2013 raconte son histoire (« The Aleppo Codex: In Pursuit of One of the World’s Most Coveted, Sacred and Mysterious Books », Le codex d’Alep : à la poursuite de l’un des livres les plus convoités, sacrés, et mystérieux du monde).

Selon Haaretz, 7 200 pages de documents de Isaac Newton, qui sont conservées à la Bibliothèque nationale d’Israël à Jérusalem, ont également été ajoutées au registre de l’UNESCO cette semaine.