Yair Lapid a affirmé qu’il fera tout pour empêcher Netanyahu de devenir Premier ministre, mais n’exclure de coalition avec aucun parti – y compris le Likud de Netanyahu, a rapporté Kol Israël.

Ces remarques ont été faites alors que le site Walla a dévoilé le nouveau slogan de la campagne de l’Union sioniste, qui s’en prend à Lapid. La décision d’utiliser le slogan « Vous avez voté pour Yair, vous avez eu Bibi – et rien n’a changé », a été prise lorsque que le parti a conclu qu’il doit recueillir plus de votes centristes pour battre le Likud, selon l’article.

Si les militants de l’Union sioniste n’ont pas encore décidé comment publier le slogan – anonymement, ou estampillé du logo du parti ; largement, ou de façon limitée – l’un des aspects a été finalisé : il y aura un jingle.

Le chef du parti Israël Beytenou d’Avigdor Liberman a refusé de s’engager dimanche à soutenir Benjamin Netanyahu comme prochain Premier ministre, et a également émis la possibilité qu’il se joindrait au Camp sioniste d’Isaac Herzog s’il formait la prochaine coalition.

La déclaration a été prononcée tandis que Netanyahu essuyait les foudres pré-électorales de la gauche pour son attitude sur l’Iran et de la droite pour avoir fait plusieurs concessions aux Palestiniens.

S’adressant à la radio militaire, Liberman, également ministre des Affaires étrangères et l’allié de Netanyahu aux dernières élections, a souligné qu’il siégerait avec Herzog si celui-ci acceptait de demandes basiques, comme l’élimination du gouvernement du Hamas à Gaza et une proposition limitant la capacité de la Cour suprême d’invalider des lois de la Knesset.

S’il a refusé de suivre l’exemple du président du Shas Aryeh Deri, qui a décrété son soutien à Netanyahou, Lieberman a déclaré : « Il est clair que celui qui formera la prochaine coalition sera le Likud et Netanyahu. »

Le président d’Yisrael Beitenou a promis que son parti gagnerait au moins 10 sièges dans le prochain parlement, en dépit des sondages annonçant environ cinq mandats.

Liberman a également déclaré qu’il n’était pas au courant des termes d’un document secret rédigé par des responsables israéliens au cours des dernières années, détaillant le cadre des négociations de paix avec les Palestiniens et paraissant indiquer une volonté de compromis significatifs de Netanyahu.

« J’ignorais tout du document, et j’imagine que ce n’est pas une coïncidence, car il est clair pour tout le monde que je m’y serais opposé vigoureusement, » a-t-il affirmé.

Selon le document, Netanyahu aurait accepté de négocier un accord de paix sur la base des frontières de 1967, avec des échanges de terres ; reconnu les aspirations des Palestiniens à Jérusalem-Est ; accepté l’évacuation des habitants juifs de Cisjordanie et de permettre à ceux qui le souhaitent de rester sous contrôle palestinien.

Liberman a qualifié un accord bilatéral avec les Palestiniens une « erreur stratégique ». Au lieu de cela, dit-il, Israël doit signer un accord régional avec les pays arabes modérés.

Le président de HaBayit HaYehudi Naftali Bennett a déclaré à la radio que Netanyahu avait probablement été convaincu de faire des concessions aux Palestiniens par des partenaires du gouvernement qui essayaient de le pousser vers la gauche.