L’Union sioniste, bloc de centre-gauche et principal rival de Benjamin Netanyahu pour le scrutin du 17 mars en Israël, a dévoilé un programme centré sur l’économique et le social ainsi que les relations avec Washington, mises à mal par les tensions sur l’Iran.

« Freiner l’isolement diplomatique d’Israël et enrayer la hausse continue du coût de la vie » sont les deux priorités que s’est fixé l’Union sioniste, alliance du parti travailliste mené par Yitzhak Herzog et du parti centriste HaTnoua mené par Tzipi Livni, selon un communiqué du parti publié dimanche.

En ce qui concerne le conflit avec les Palestiniens, le document estime que la solution passe par « la démilitarisation de l’Etat palestinien, le maintien des grands blocs de construction sous autorité israélienne, le maintien du statut de Jérusalem comme capitale éternelle du peuple juif (…) et l’augmentation des partenariats économiques avec l’Etat palestinien ».

Le programme de l’Union sioniste insiste aussi largement sur la nécessité pour Israël de rétablir un lien de confiance avec l’allié américain, après plusieurs mois de tensions entre le Premier ministre Netanyahu et la Maison Blanche, notamment sur la question du programme nucléaire iranien.

Sur le plan économique et social, thème central de la campagne devant les questions sécuritaires, il préconise une augmentation des budgets sociaux, éducatifs et de santé ainsi que la création d’un Conseil au logement pour enrayer la flambée des prix de l’habitat.

Le tandem Herzog-Livni a affirmé, lors d’une conférence de presse, que le Likud n’avait présenté aucun programme.

« Israël a besoin d’un dirigeant qui ne se contente pas d’insister sur ce qui lui fait peur, Israël a besoin d’un dirigeant qui porte une vision », a lancé Tzipi Livni qui soutient la candidature du travailliste Yitzhak Herzog au poste de Premier ministre.

Selon les derniers sondages, le Likud et l’Union sioniste sont au coude à coude.

Mais, selon les commentateurs, Benjamin Netanyahu est mieux placé pour constituer une majorité avec les partis ultra-nationalistes et ultra-orthodoxes. Mais certains n’excluent pas un match nul qui contraindrait les deux principaux partis à un gouvernement d’union.