L’université hébraïque de Jérusalem a inauguré la semaine dernière son nouveau centre interdisciplinaire pour les sciences du cerveau, dont le but est de favoriser la collaboration pour promouvoir les avancées dans l’étude du cerveau.

Plus de 400 personnes ont assisté mardi à la cérémonie d’inauguration du Centre Edmond et Lily Safra pour les sciences du cerveau (ELSC), le plus grand centre de neuroscience en Israël. L’architecte britannique Lord Norman Foster, dont la société a conçu le bâtiment, faisait également partie des invités.

« L’idée est de rassembler tous les scientifiques sur le cerveau qui font des recherches interdisciplinaires à l’université sous un même toit afin qu’ils puissent être proches les uns des autres. Cela renforcera leurs relations et leurs recherches « , a déclaré le Dr Rafi Aviram, directeur général de l’ELSC.

Le nouveau bâtiment de 58 millions de dollars devrait ouvrir en octobre, et fait partie d’un projet dont le budget est de 150 millions de dollars. Dans le cadre de ce projet, les chercheurs traiteront de sujets variés comme l’étude des molécules uniques à l’ensemble du cerveau, la psychologie cognitive ou les neurosciences informatiques dans le but de transformer le traitement des troubles neurologiques et psychiatriques.

Lily Safra (Crédit : Autorisation)

Lily Safra (Crédit : Autorisation)

Les scientifiques suivent un programme interdisciplinaire pour découvrir les liens de causalité entre les gènes, les neurones et les circuits à partir desquels naissent la connaissance et le comportement.

Les fonds permettront de recruter 15 chercheurs supplémentaires et d’équiper le bâtiment d’équipements de pointe, a déclaré Aviram, ajoutant que l’université espère ouvrir les portes du centre à temps pour la prochaine année scolaire.

Le bâtiment en lui-même reflétera l’approche interdisciplinaire de la recherche.

Le bâtiment est aménagé en deux ailes parallèles autour d’une cour centrale, dont les niveaux supérieurs accueilleront des laboratoires reliés par des « centres sociaux ». Ces centres, que l’on doit emprunter pour se rendre dans les différents laboratoires, disposent de zones de repos où les chercheurs pourront échanger.

L’objectif est d’encourager l’interaction et l’échange d’idées, selon le site internet de l’architecte. Les laboratoires seront également mélangés, chaque aile hébergeant des chercheurs travaillant sur différents sujets.

« Nous aurons des théoriciens travaillant près des psychologues de la cognition », a déclaré Aviram.

Au rez-de-chaussée, il y aura des installations dédiées à l’enseignement, un auditorium de 200 places et une bibliothèque. Outre les laboratoires, le centre de 14 500 m² comprendra des salles de classe, un centre d’imagerie et des zones de recherche biologique et préclinique.

L’accent a été mis sur la construction d’un bâtiment respectueux de l’environnement axé sur la conservation de l’énergie et la réduction des émissions de dioxyde de carbone, a précisé l’université dans un communiqué.

Norman Foster en 2008 (Crédit : CC BY-SA, Andy Miah, WikiMedia Commons)

Norman Foster en 2008 (Crédit : CC BY-SA, Andy Miah, WikiMedia Commons)

Le projet « ressemble beaucoup à une ville, un microcosme, avec quelques-uns des mêmes défis : comment peut-on créer un sentiment de communauté, partager des connaissances, rassembler les gens et soutenir les efforts collectifs vers des objectifs communs ? », a expliqué Foster, architecte renommé dont la société Foster + Partners a conçu des monuments architecturaux tels que The Gherkin à Londres, le Oceanwide Center de San Francisco et The One à Toronto.

« Le bâtiment fonctionne de manière flexible, répondant à une vaste gamme d’exigences, comme des postes de travail personnalisables et individuels, une cour centrale qui est le cœur social, rompant avec le moule traditionnel de l’apprentissage et rendant le processus plus collaboratif. C’est une célébration du cerveau, et du travail vital mené par les chercheurs ici », a indiqué Foster dans le communiqué.

Il s’agit du premier projet de Foster en Israël, a ajouté Aviram.

Lily Safra, qui soutient des projets de recherche en neurosciences à travers le monde et préside la Fondation Edmond J. Safra, qui a promis un don de 50 millions de dollars de budget initial sur les 150 millions de dollars dédiés au centre, assistait à la cérémonie d’inauguration.

« Je suis vraiment ravie de participer à la célébration de ce moment décisif pour l’ELSC, quand un tel nouveau bâtiment extraordinaire devient le foyer d’une communauté remarquable de chercheurs et d’étudiants, s’est réjouie Safra. Leur étude multidisciplinaire sur les secrets du cerveau aura certainement un impact profond sur la façon dont nous traitons la maladie et les soins aux patients. »