C’est presque un cri du cœur que pousse le sénateur Les Républicains (LR) de la Côte d’or Alain Houpert pour promouvoir le savoir-faire israélien en matière de lutte anti-terroriste.

Dans les colonnes de Valeurs actuelles, il enjoint les députés français qui depuis le 25 septembre étudient le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme à « regarder vers Israël ».

Le projet de loi vise à transposer dans le droit commun certaines mesures de l’état d’urgence, en vigueur depuis les attentats du 13 novembre 2015, d’ici au 1er novembre: perquisitions (rebaptisées « visites »), assignations à résidence (dans un périmètre plus large), ou fermetures administratives de lieux de culte.

« Regardons l’expertise d’Israël dans la détection – sur les réseaux sociaux mais aussi le dark net – des contenus et des profils dangereux, parfois sur le point de passer à l’action !, » s’exclame-t-il.

Au-delà de l’aspect technique, Alain Houper vante l’approche psychologique du contre-terrorisme.

« Des systèmes de cyber-recherche sur la toile y ont été développés, souvent par des ingénieurs et techniciens, très jeunes, formés par l’armée israélienne durant des années de service militaire : ils sont inventifs, créatifs, extrêmement réactifs et adaptés face au danger car ils savent se mettre à la place d’un terroriste. Ils ont appris comment entrer dans sa psyché, dans ses jeux, dans le réseau de ses contacts et de ses amis, ses lectures et ses fantasmes ».

Selon Houpert, Israël n’a jamais cru « à la déradicalisation » et se félicite que la France, après d’âpres débats entre promoteurs et détracteurs de cette méthode ait finalement fermé ces centres, qui ne recevaient plus aucun candidat à la déradicalisation.

« Renseignement, éducation civique, approche pragmatique de l’idéologie islamiste, conclut-il, c’est là à mon sens la véritable clef de la lutte anti-terroriste tel que l’État d’Israël, sans prétendre donner de leçons, nous l’enseigne ».