Invité à donner une conférence en Ukraine dans la ville de Lviv, autrefois Lemberg, Philippe Sands découvre une série de coïncidences historiques qui vont le conduire aux origines du droit international et au cœur des secrets de son histoire familiale, résume sa maison d’édition Albin Michel, qui publie son dernier roman, Retour à Lemberg.

Il y découvre plusieurs événements passés qui, mis bout à bout, font de Lviv un carrefour méconnu de l’histoire de la Shoah.

« C’est dans cette ville que Leon Buchholz, son grand-père, passe son enfance avant de fuir pour échapper à l’Holocauste qui n’épargnera aucun des membres de sa famille ; c’est là que Hersch Lauterpacht et Raphael Lemkin, deux juristes juifs qui ont joué un rôle déterminant lors du procès de Nuremberg et auxquels nous devons les concepts de ‘crime contre l’humanité’ et de ‘génocide’, étudient le droit dans l’entre-deux-guerres. C’est aussi là qu’en 1942, alors qu’il est Gouverneur général de Pologne, Hans Frank annonce la mise en place de la ‘Solution finale’ qui condamna à la mort des millions de Juifs. Parmi eux, les familles Lauterpacht, Lemkin et Buchholz. »

Avocat international franco-britannique juif spécialisé dans la défense des droits de l’homme, Philippe Sands est aussi professeur de droit à l’University College de Londres.

En 2015, Sands avait réalisé « Un héritage nazi : Ce que nos pères ont fait », où il racontait l’histoire de deux hommes, tous deux enfants de nazis importants.