Le 18 novembre, le président de la République s’est entretenu avec le président iranien, Hassan Rouhani, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, afin d’évoquer les dossiers régionaux, dont le Liban, rapporte mercredi le porte-parole du Quai d’Orsay.

Le président de la République a rappelé la nécessité de préserver la stabilité et la souveraineté du Liban et de soutenir la politique libanaise de dissociation des conflits régionaux, explique le communiqué.

Il a par ailleurs souligné l’importance pour les pays de la région de travailler collectivement à une baisse des tensions ».

Cet appel s’est effectué dans le cadre de la médiation française dans la crise impliquant le Liban, l’Arabie saoudite et l’Iran, depuis la démission, aujourd’hui en suspens, du Premier ministre libanais pour Ryad.

La France, ancienne puissance mandataire du Liban, a joué les médiateurs et le président Macron a invité à Paris M. Hariri et sa famille « pour quelques jours », pour sortir de l’impasse née de sa démission annoncée le 4 novembre à Ryad. Une invitation acceptée par M. Hariri avec l’accord du parrain saoudien.

Dans une déclaration télévisée depuis Ryad, M. Hariri avait annoncé sa démission en invoquant la « mainmise » du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah soutenu par l’Iran sur la vie politique au Liban et des craintes pour sa vie, au moment où Ryad fulminait contre les ingérences prêtées au rival iranien dans la région.

« Les exigences de la France à l’égard du Hezbollah sont connues, a rappelé le Quai d’Orsay Conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, nous attendons qu’il renonce aux armes et se comporte comme un parti pleinement respectueux de la souveraineté de l’État libanais. Nous considérons également que la stabilité du Liban nécessite qu’il reste à l’écart des tensions dans la région. Nous considérons donc que l’implication du Hezbollah dans la guerre en Syrie est dangereuse et rappelons notre attention prioritaire à la sécurité le long de la ligne bleue, à la frontière du Liban et d’Israël ».

A propos de l’accord nucléaire :

« S’agissant de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, le président de la République a rappelé son attachement à sa mise en oeuvre et la volonté de la France de le préserver, » rapporte le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

« Les sujets régionaux et balistiques devaient faire l’objet de discussions séparées et s’inscrire dans une dynamique constructive ».