Emmanuel Macron « souhaite » que Saad Hariri puisse « confirmer » depuis le Liban « sa volonté de démissionner, si tel est son choix », a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, alors que le président libanais Michel Aoun accuse l’Arabie Saoudite de détenir Saad Hariri.

« La France tient à l’indépendance, à l’autonomie » du Liban. « Le président de la République souhaite que le Premier ministre puisse réaffirmer, confirmer au Liban sa volonté de démissionner si tel est son choix », a déclaré M. Castaner lors du compte-rendu du Conseil des ministres.

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian va rencontrer le Premier ministre démissionnaire libanais lors de sa visite en Arabie Saoudite, qui débute mercredi.

Mardi, M. Macron avait « réitéré son souhait que Saad Hariri puisse se rendre au Liban comme il l’a annoncé ». Depuis, la France, forte de ses liens avec tous les acteurs de la région, multiplie les initiatives pour tenter d’obtenir son retour au Liban.

M. Hariri a créé le choc le 4 novembre en annonçant sa démission soudaine depuis la capitale saoudienne, dénonçant la « mainmise » sur son pays de l’Iran et de son allié libanais, le mouvement chiite Hezbollah.

Il a affirmé dans une interview dimanche qu’il était « libre », « allait très bien » et assuré qu’il allait « revenir si Dieu veut à [son] cher Liban ».