Le président français Emmanuel Macron a appelé mardi à la désignation d’un représentant spécial des Nations Unies pour la protection des journalistes dans le monde, lors de son premier discours à l’Assemblée générale de l’ONU.

« J’appelle à la désignation d’un Représentant spécial des Nations Unies pour la protection des journalistes dans le monde car rien, ni le durcissement du monde, ne saurait justifier la réduction de cette liberté, » a déclaré le président français.

Dans son dernier rapport publié en avril, l’association Reporters Sans Frontières, avait estimé que « jamais la liberté de la presse n’avait été aussi menacée ».

La liberté de la presse est dans une situation « difficile » ou « très grave » dans 72 pays (sur 180 recensés), dont la Chine, la Russie, l’Inde, presque tous les pays du Moyen-Orient, d’Asie centrale et d’Amérique centrale, ainsi que les deux tiers des pays d’Afrique, selon l’organisation.

Elle avait souligné qu’il y avait aussi un « risque de basculement » dans les pays démocratiques importants, soulignant les attaques des médias émanant de Donald Trump aux Etats-Unis ou la multiplication de fausses nouvelles.

Parmi les 25 pays où la presse est la plus attaquée, selon RSF, figurent l’Egypte et Bahreïn, le Turkménistan, la Syrie, pays le plus meurtrier pour les journalistes. Les journalistes sont aussi particulièrement menacés en Ouzbékistan, en Azerbaïdjan, au Vietnam, au Laos, à Cuba, au Soudan et en Guinée équatoriale.

Emmanuel Macron, qui entretient depuis son arrivée au pouvoir des rapports volontiers distants avec les journalistes français, est intervenu récemment auprès du gouvernement turc pour obtenir la libération du journaliste français Loup Bureau.

La Turquie l’a relâché la semaine denrière après plus de 50 jours de détention.