Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a adressé une lettre à la Suisse, en tant qu’Etat dépositaire des Conventions de Genève – des textes fondamentaux du droit humanitaire -, pour organiser une conférence d’urgence sur la situation dans les Territoires occupés, écrit vendredi le journal zurichois Neue Zuercher Zeitung.

La lettre a été envoyée le 9 juillet dernier à Didier Burkhalter, président en exercice de la Confédération helvétique et ministre des affaires étrangères.

La Suisse, ajoute le journal, est en train d’évaluer sa réponse.

Interrogé, le Département fédéral des affaires étrangères (ministère), n’était pas immédiatement disponible pour une confirmation ou une réaction.

Selon le journal suisse, une telle réunion d’urgence des Etats signataires des Conventions de Genève permettrait à Mahmoud Abbas de faire pression sur Israël.

Les Conventions de Genève ont pour objectif de protéger les personnes ne participant pas aux opérations armées lors de situations de conflits.

Selon les Palestiniens, la 4ème Convention de Genève qui vise à protéger « les personnes civiles en temps de guerre » est violée par les agissements d’Israël.

« La Palestine » est devenue membre des 4 Conventions de Genève et au 1er protocole additionnel tout récemment, le 2 avril dernier.

Grâce à son statut d’Etat observateur obtenu en novembre 2012 à l’ONU, « la Palestine » a la possibilité de demander l’accès à diverses conventions et organisations internationales.

Les Palestiniens sont attachés en particulier à la 4ème Convention sur la protection des civils, qui définit les devoirs de la puissance « occupante ».

Cette Convention, qui a vu le jour 12 août 1949, est souvent citée par l’Autorité palestinienne en raison de son applicabilité aux Territoires palestiniens comme « territoires occupés » et à la colonisation juive.

Parmi les obligations de la puissance occupante, spécifiées dans l’article 49 de la Convention, figurent l’interdiction des transferts forcés et des déportations de masse ou individuelles, celle de la destruction des biens mobiliers ou immobiliers, sauf si celle-ci est rendue « absolument nécessaire par les opérations militaires ».