La Maison Blanche a déclaré vendredi que le Premier ministre Benjamin Netanyahu ne sera jamais convaincu sur les mérites d’un accord nucléaire avec l’Iran, le dirigeant israélien étant farouchement opposé à la piste diplomatique avant même la conclusion du premier accord intérimaire en novembre 2013.

« Je pense que nous ne convaincrons pas le Premier ministre Netanyahu. Franchement, il était opposé à cette initiative avant même le premier plan d’action conjoint, le premier accord provisoire conclu avec l’Iran », a déclaré Ben Rhodes, conseiller adjoint à la sécurité nationale du président américain Barack Obama. Le responsable de la Maison Blanche parlait à Fareed Zakaria de CNN.

Obama lui-même a également répété ce week-end que le cadre représente « une entente historique » qui, si elle est pleinement mise en œuvre, empêcherait l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Les négociations sur un accord final doivent aboutir avant le 30 juin.

Rhodes a fait ces déclarations un jour après que les puissances mondiales P5 + 1 et l’Iran soient parvenues à un cadre pour un accord en Suisse jeudi, visant à restreindre le programme nucléaire de Téhéran en échange de la levée des sanctions. Netanyahu est un véhément adversaire de l’accord, accusant qu’il ouvre la voie à un Iran nucléaire et menace la survie même d’Israël.

Netanyahu critique sévèrement les négociations, exigeant sans relâche à la place que le programme iranien soit démantelé.

Les États-Unis maintiennent que les préoccupations israéliennes ont été prises en considération et que Washington reste attaché à la sécurité d’Israël.

« Ce que nous dirons à Netanyahu… c’est que nous débattons d’un accord nucléaire, c’est la bonne chose à faire, c’est le meilleur moyen d’empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire, pour un long laps de temps », a déclaré Rhodes.

Dans son interview, Rhodes a déclaré que les Etats-Unis n’ignorent pas les inquiétudes concernant les « actions déstabilisatrices [de l’Iran] dans la région, ses menaces envers Israël et envers nos autres partenaires, ni son soutien au terrorisme ».

« Malgré un accord nucléaire, nous serons extrêmement vigilants devant d’autres actes de l’Iran dans la région, » a-t-il assuré.