Malgré l’indignation croissante face au taux élevé des meurtres de femmes par leurs conjoints, et alors que la police enquête sur quatre meurtres qui ont eu lieu la semaine dernière uniquement, les ministres ont reporté dimanche une décision portant sur une initiative visant à contrôler les époux violents en les forçant à porter un badge électronique.

La commission des lois a repoussé un vote portant sur la proposition soumise par la députée du parti Yesh Atid, Aliza Lavie, qui autoriserait les tribunaux à ordonner la pose d’un badge électronique sur un suspect après le dépôt d’une plainte pour violences conjugales, même avant procès et condamnation. Cette législation avait déjà été reportée il y a trois semaines, mais elle devait toutefois être adoptée dimanche, ayant obtenu le soutien du ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan.

Un porte-parole de Lavie a déclaré au Times of Israël que la loi avait été écartée de l’ordre du jour de la commission après une opposition de dernière minute du ministère des Finances, qui a mis en question le coût de l’initiative.

Lavie a dénoncé cette décision,affirmant que des milliers de femmes de tout le pays ne pouvaient pas se payer le luxe d’attendre que le gouvernement décide de passer à l’action. « Des luttes politiques mesquines se font au détriment de femmes qui sont en danger, a-t-elle déclaré. La prochaine tragédie n’est qu’une question de temps. »

Le projet de loi a été présenté à la commission dans un contexte d’indignation publique croissante causée par le taux élevé de femmes assassinées par leurs conjoints, et au moment où la police enquête sur quatre meurtres de ce type qui se sont produits la semaine dernière.