Des centaines d’Israéliens se sont rassemblés dimanche soir dans le centre de Tel Aviv pour protester contre l’échec de la communauté internationale à faire cesser les massacres rapportés de civils piégés dans la ville syrienne assiégée d’Alep.

Formant une chaîne humaine le long des 500 mètres qui séparent les ambassades russe et américaine, des manifestants juifs et musulmans présentaient des panneaux disant « Cessez les crimes de guerre maintenant ! » et « Cessez l’holocauste d’Alep ».

« Je suis ici à faire la seule chose que je puisse faire, parce que je me sens inutile dans ce calvaire, a dit un manifestant à JTA. Il y a des gens qui souffrent, nous devons faire quelque chose. »

« Les gens sont ici pour une seule raison, très simple : nous sommes passionnés par le problème moral d’êtres humains qui sont massacrés dans le monde », a déclaré le rabbin Hananel Rosen.

« Je pense que les dirigeants occidentaux… à un certain niveau, ont permis à ceci d’arriver, parce qu’en tant que société, les dirigeants apprennent à tolérer des choses dont nous ne disons pas qu’elles dépassent une ligne rouge, a déclaré Rosen. Dieu a créé le monde et tout le monde à l’image de Dieu, et si nous ne sommes pas prêts à faire preuve de fermeté pour cela, alors nous n’avons plus de morale ni de religion. »

La manifestation, organisée par l’association de lutte contre le racisme Tag Meir, devait initialement avoir lieu samedi soir, directement devant l’ambassade russe à Tel Aviv, mais la police a refusé une autorisation à l’association, citant une participation attendue trop importante.

Manifestation contre l'échec de la communauté internationale à intervenir à Alep, entre les ambassades russe et américaine de Tel Aviv, le 18 décembre 2016. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Manifestation contre l’échec de la communauté internationale à intervenir à Alep, entre les ambassades russe et américaine de Tel Aviv, le 18 décembre 2016. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Des manifestations ont eu lieu dans le monde entier, où la population se retrouve dans la rue pour exprimer son indignation devant la crisse dans la ville syrienne, où le régime d’Assad, soutenu par la Russie, a largement repris le contrôle après des semaines de frappes aériennes contre les quartiers tenus par les rebelles.

Samedi, à Alep, des civils et des rebelles syriens piégés attendaient désespérément que les évacuations reprennent dans une enclave de l’opposition dans la ville, qui a été ensanglantée par les forces gouvernementales syriennes, un jour après la suspension de l’opération par le régime syrien.

Alep a été ravagée par certaines des pires violences de la guerre civile, qui a commencé il y a six ans et a tué plus de 310 000 personnes.