Marine Le Pen, présidente du Front national, arrivé dimanche en tête du scrutin européen avec un score de 25 %, a appelé le président socialiste François Hollande à « de nouvelles élections » nationales.

« Que peut-il faire à part en revenir précisément au peuple, mettre en place la proportionnelle pour que chaque Français soit représenté » à l’Assemblée nationale « et organiser des nouvelles élections ? », a déclaré Mme Le Pen.

Les prochaines législatives sont prévues en France pour 2017.

« Que peut faire d’autre le président de la République face à un désaveu aussi lourd que celui qui vient d’être exprimé par les Français? », a-t-elle demandé.

Pour la présidente du FN, « on ne peut pas impunément trahir son propre peuple, être sourd et aveugle à ses revendications, ou alors on est dans un système qui n’a plus rien à voir avec un système démocratique ».

Le Front national quadruple son score de 2009, distançant nettement l’UMP (opposition de droite, 20 à 21 %), selon les estimations concordantes de cinq instituts de sondages. En troisième position, le parti socialiste n’obtiendrait que 14 à 15 % des voix.

Le Premier ministre Manuel Valls a reconnu que les élections européennes avaient provoqué en France « un choc, un séisme ».

Ex-candidate à la présidentielle de 2007 et ancienne compagne de François Hollande, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal a qualifié le résultat du FN de « choc à l’échelle du monde ».