Les autorités marocaines ont affirmé jeudi avoir démantelé une cellule terroriste de dix membres, dont un Francais, qui seraient liés au groupe extrémiste sunnite État islamique (EI) et s’apprêtaient à commettre des attentats dans le royaume.

Ces dix personnes, constituant le noyau de la cellule, ont été arrêtées dans plusieurs villes du Maroc, dont Essaouira, al-Jadida (ouest), Meknès et Sidi Kassem (centre), a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

Le ministère n’a pas révélé leur identité, disant néanmoins qu’un Français figurait dans le groupe.

Selon le communiqué, des munitions, des armes et des uniformes militaires ont été saisis. Les personnes arrêtées « entretenaient des liens avec des jihadistes combattants dans les rangs de Daech » (acronyme de l’EI en arabe) et avaient « reçu des instructions pour s’attaquer à des installations et sites sensibles dans le royaume ».

« En vue de réussir leur projet terroriste, les membres de ce réseau ont planifié de recruter davantage d’éléments extrémistes (…) sous l’encadrement de dirigeants expérimentés du groupe « Daech », dont l’un se trouve actuellement en Turquie, indique encore le ministère.

Les autorités marocaines ont multiplié ces dernières semaines les annonces sur des démantèlements de cellules liées à l’EI et l’arrestation de recruteurs présumés pour le compte de ce groupe.

Selon elles, 152 « cellules terroristes » ont été démantelées depuis 2002, dont 31 depuis le début de 2013, ayant des liens étroits avec les groupes extrémistes opérant en Irak et en Syrie.

D’après un rapport publié en décembre par un institut spécialisé dans le renseignement, le nombre de combattants jihadistes présents en Syrie et en Irak a plus que doublé en un an et demi pour atteindre au moins 27.000.

Sur ce chiffre, 8.000 sont originaires du Maghreb, la Tunisie restant de loin le premier pays de cette région avec 6.000 jihadistes en Syrie et en Irak, d’après Soufan Group.