« C’est la méfiance entre les dirigeants et entre les peuples qui nous bloque et qui rend cela difficile », a expliqué Martin Indyk dans sa première interview depuis sa démission, publiée jeudi dans le New York Times.

« Il y a beaucoup d’eau qui a coulé sous les ponts, beaucoup de scepticisme, beaucoup de méfiance », a poursuivi le diplomate.

« Les difficultés rencontrées étaient bien plus dues aux 20 années de méfiance qui ont précédé » qu’aux différends sur le fond des négociations, selon lui.

Martin Indyk raconte qu’avec le temps, les dirigeants Benjamin Netanyahu et Mahmoud Abbas semblaient moins pressés de résoudre le conflit.

« L’idée qu’ils devaient le faire parce que, sinon, ils seraient renversés ou leurs gouvernements tomberaient, cela ne s’est pas produit », dit-il. « Au contraire ».

Martin Indyk a retrouvé son poste de vice-président au centre de réflexion Brookings, à Washington, et se tient prêt à collaborer avec le secrétaire d’Etat John Kerry et l’administration de Barack Obama en cas d’une nouvelle tentative de négociations.