L’homme censé devenir le prochain Premier ministre italien est connu pour son amitié envers Israël et ses positions intransigeantes sur l’Iran.

Matteo Renzi, actuel maire de Florence et secrétaire du Parti démocrate (centre-gauche), est le principal candidat pour succéder au Premier ministre Enrico Letta, qui a démissionné la semaine dernière.

« Israël fait parfois preuve d’excès dans ses [actions] défensives, et nous devons le dire, mais il est temps que la gauche exprime de manière explicite le droit d’Israël à vivre en sécurité », a déclaré Renzi, qui a déjà visité le pays.

« Israël est un pays entouré d’organisations qui veulent sa destruction, à commencer par l’Iran », a-t-il déclaré à une autre occasion.

Si le gouvernement était dirigé par Renzi, il y aurait probablement « quelques variations dans la conduite de la politique étrangère de l’Italie », selon Michele Di Donato, un universitaire italien spécialiste de la gauche européenne. « Une orientation plus atlantiste est à prévoir ainsi qu’une plus grande attention aux positions d’Israël concernant la politique moyen-orientale. »

Renzi a qualifié l’Iran de « mère de tous les défis » au Moyen Orient, précise Di Donato, non seulement à cause des ambitions nucléaires du régime de Téhéran, mais aussi parce que Renzi, 39 ans, a soutenu  l’ « Insurrection Verte » en 2009.

« Par la même occasion, il a exprimé des réserves sur l’approbation par le Parlement d’un projet de loi de novembre 2012 visant à améliorer le statut de la Palestine à l’ONU. C’est une position assez isolée au centre-gauche, traditionnellement favorable à la cause palestinienne », explique Di Donate.

En 2012, Renzi a participé à une manifestation intitulée « Pour la vérité, pour Israël », au cours de laquelle des drapeaux israéliens et italiens ont été déployés.

« Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais il a toujours manifesté des idées très pro-israéliennes, les rares fois où il a parlé de politique étrangère », confie Nathan Servi, un Juif originaire de Florence, qui suit de près la carrière politique de Renzi depuis plusieurs années. « Il semble que nous puissions enfin [avoir] un Premier ministre européen de centre-gauche qui ne déteste pas Israël. »