James Mattis, secrétaire américain à la Défense, a déclaré que l’armée américaine devait « être prête » à affronter la Corée du Nord, dans un contexte de menaces de Pyongyang accompagnées de tests balistiques.

Lundi, pendant la réunion annuelle de l’Association de l’armée des Etats-Unis, Mattis a indiqué que la stratégie américaine pour la Corée du Nord était pour l’instant un « effort soutenu mené diplomatiquement et sanctionné économiquement pour tenter de détourner la Corée du Nord [de la voie nucléaire]. »

Et même si « ni vous ni moi ne pouvons dire » ce que réserve le futur, a dit Mattis, « il y a une chose certaine, c’est que l’armée américaine dispose de toutes les options militaires que notre président peut utiliser si nécessaire. »

« Cela signifie que l’armée américaine doit être prête et, votre devoir pour l’instant est d’être prêts. Et je sais que l’armée accomplira toujours son devoir », a-t-il ajouté.

Lancement d'un missile nord-coréen vu à la télévision sud-coréenne, dans une station de métro de Séoul, le 29 août 2017. (Crédit : Jung Yeon-Je/AFP)

Lancement d’un missile nord-coréen vu à la télévision sud-coréenne, dans une station de métro de Séoul, le 29 août 2017. (Crédit : Jung Yeon-Je/AFP)

Le président américain Donald Trump a dit la semaine dernière que les efforts diplomatiques entrepris en direction de la Corée du Nord avaient toujours échoué. « Désolé, mais il n’y a qu’une seule chose qui marchera », avait-il ajouté, sans préciser laquelle.

Parallèlement, la Russie a mis en garde contre l’intensification des tensions avec Pyongyang.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a averti lundi son homologue américain Rex Tillerson que Washington risquait de provoquer « une escalade inacceptable » des tensions avec la Corée du Nord, selon Moscou.

Lors d’une conversation téléphonique avec le secrétaire d’Etat, Lavrov a jugé « inacceptable une escalade des tensions dans la péninsule coréenne, conséquence des préparatifs militaires américains dans la région », selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.

Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, à droite, et son homologue américain Rex Tillerson, à Moscou, le 12 avril 2017. (Crédit : Alexander Nemenov/AFP)

Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, à droite, et son homologue américain Rex Tillerson, à Moscou, le 12 avril 2017. (Crédit : Alexander Nemenov/AFP)

Lavrov a appelé à un règlement des divergences « exclusivement par des moyens diplomatiques. »

Il y a une semaine, Trump avait indiqué, dans un message sur Twitter, avoir dit à Rex Tillerson qu’il perdait « son temps à négocier » après que ce dernier eut confirmé l’existence de contacts entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.

Les Etats-Unis et la Corée du Sud ont organisé en septembre des exercices près de la frontière lourdement militarisée avec la Corée du Nord.

La Chine a proposé un plan, soutenu par la Russie, qui prévoirait une suspension du programme d’armement nucléaire de la Corée du Nord en échange d’un arrêt des exercices militaires américains dans la région.

Le président américain a menacé de « détruire totalement » la Corée du Nord en cas d’attaque initiale de Pyongyang.