Au lendemain des élections présidentielles, après avoir obtenu 53 votes à la surprise générale, Shitrit affronte des accusations de procès étouffé et de harcèlement sexuel sur sa femme de ménage.

Selon un reportage de la Dixième chaîne, l’employée, Y., était au service des Shitrit pendant un an et quatre mois depuis 2012. Après avoir été congédiée, elle s’est tournée vers un avocat, accusant ses anciens employeurs – Meir et Ruth – d’un grand nombre de charges, y compris de plusieurs cas de harcèlement sexuel du mari.

Les deux parties ont finalement décidé que Shitrit compenserait Y. à hauteur de 270,000 shekels (78 000 $) pour son silence. Et qu’aucune des parties ne révélerait les détails de l’incident, et serait passible d’une amende de 250 000 shekels (72 000 $) en cas contraire.

Peu de temps après la négociation de l’accord, la police a traqué Y., suite à des rumeurs sur les méfaits du député. L’employée a refusé de coopérer, et aucune accusation n’a été déposée contre Shitrit.

Le procureur général a déclaré à la chaîne de télévision avoir pris connaissance des accusations il y a deux semaines, mais confrontant Shitrit, celui-ci a répliqué : « Aucune accusation n’était de nature sexuelle ».

« Aucune enquête de police n’a jamais été ouverte contre le député Shitrit, » selon une déclaration de son avocat. « Le député Shitrit n’a pas été appelé à témoigner et/ou à répondre à ces fausses allégations devant les enquêteurs », et aucune procédure pénale n’a été entamée.

Ces dernières accusations entrent dans le cadre d’une campagne présidentielle plutôt inhabituelle. Le député travailliste Binyamin Ben-Eliezer a abandonné la course quelques jours avant l’élection, après une enquête pour incartade financière et le mois dernier, le ministre de l’Energie, Silvan Shalom, a choisi de ne pas briguer la présidence suite à des accusations de pratiques sexuelles répréhensibles, non fondées.