Avec plus de 300 employés répartis sur quatre sites à travers Israël, Merck KgaA, une entreprise spécialisée en chimie et en technologie à multiples facettes, est tranquillement devenue l’une des principales firmes multinationales avec une présence significative en Israël.

La société a annoncé cette semaine qu’elle avait approfondi sa participation dans le domaine de la technologie israélienne en signant un nouvel accord-cadre avec l’Institut Weizmann pour la recherche de nouvelles solutions dans le domaine de la biotechnologie et de la recherche sur le cancer.

« Nous avons concentré nos activités de recherche dans le domaine de la santé en particulier dans les domaines très prometteurs de l’immuno-oncologie, de l’immunologie et de l’oncologie, car nous nous efforçons de fournir de nouvelles solutions pour répondre aux besoins médicaux non satisfaits », a déclaré Stefan Oschmann, le directeur général adjoint et le vice-président du Conseil d’administration de Merck.

« Nous sommes ravis que le nouvel accord-cadre couvrira les deux de ces trois premiers domaines et nous sommes déjà impatients de voir les propositions des scientifiques distingués de Weizmann ».

Dans le cadre du nouvel accord-cadre, Merck financera chacun des deux domaines de recherche avec un maximum d’un million d’euros par an au cours d’une période initiale de trois ans.

Merck (il y a en fait deux sociétés distinctes appelées Merck ; Merck KgaA, qui est installé partout sauf aux États-Unis et au Canada, où une société indépendante appelée Merck and Co. est présente sur le marché) n’est pas un étranger à l’Institut Weizmann. Merck est connue pour ses médicaments, mais moins connu pour le lien très fort de la société – fondée en 1688 – avec Israël, où il est actif depuis 1978.

Lors d’une visite récente en Israël, Karl-Ludwig Kley, le directeur général de Merck KGaA, a déclaré que « 15 % de nos produits sont d’origine israélienne, beaucoup d’entre eux issus des recherches de l’Institut Weizmann. Nous avons des relations de travail solides pour développer des produits avec tous les instituts de recherche israéliens ».

« Depuis que je suis devenu directeur général en 200 7 », a poursuivi Kley, « J’ai mis un point d’honneur à me rendre en Israël chaque année pour observer la recherche et à la recherche d’idées novatrices ».

Les partenariats avec les entreprises israéliennes et les instituts de recherche ont naissance à certains des meilleurs produits de Merck, a poursuivi Kley. Deux des médicaments les plus vendus de l’entreprise – Rebif, utilisé pour traiter la sclérose en plaques ; et le traitement pour le cancer, Erbitux – ont été mis au point avec l’Institut Weizmann.

En plus des partenariats avec des institutions israéliennes, Merck gère également un incubateur en biotechnologie pour les entreprises en première phase de leurs création, en leur accordant des investissements initiaux et d’autres formes d’aide pour sélectionner les entreprises. Grâce à l’initiative de l’incubateur, Merck Serono Israel Bioincubator dispose de 10 millions d’euros disponibles pour investir dans des opportunités en amont, a expliqué Kley.

Le Bioincubator, qui a commencé à opérer en 2012, dispose actuellement de trois membres – ChanBio, qui tente de faire progresser les travaux sur les modulateurs à base d’anticorps pour le traitement des maladies auto-immunes, les maladies cardiovasculaires, le cancer et les troubles de la douleur ; Metabomed, qui travaille sur le développement des traitements contre le cancer basés sur le métabolisme du cancer ; et Neviah Genomics, qui utilise des marqueurs biométriques pour la prédiction de la toxicité des médicaments.

« Nous sommes fiers que cette relation fructueuse comme celle que nous avons avec Merck ait été étendue », a déclaré le professeur Mudi Sheves, le vice-président du transfert de technologie de l’Institut Weizmann. « Nous avons maintenant la chance de participer à la création de nouvelles solutions innovantes dans des domaines critiques dont tant de patients dans le monde souffrent ».