Le leader politique du Hamas Khaled Meshaal a de nouveau nié le rôle de son mouvement dans l’assassinat des trois adolescents israéliens le 12 juin, et a essayé via le Premier ministre turc de dissuader Israël de lancer une attaque massive sur la bande de Gaza, selon Sky News Arabia, mercredi.

Des sources anonymes ont déclaré à une chaîne britannique que Meshaal a tenté de délivrer un message à Israël à travers les Turcs, disant que le Hamas n’était pas intéressé par une escalade de la violence et continuait à adhérer à l’accord de cessez-le-feu conclu avec Israël après l’opération Pilier de défense, de novembre 2012.

Meshaal a également déclaré que « le Hamas n’avait aucune implication ou connaissance du kidnapping ».

Les déclarations de Meshaal sont intervenues au milieu d’une opération militaire dans la bande de Gaza, avec le Hamas revendiquant la responsabilité, lundi soir, de tirs de roquettes dans le sud d’Israël.

L’aviation israélienne a frappé 34 cibles dans la bande de Gaza tôt jeudi, mettant en œuvre des « frappes de précision » contre les structures du Hamas et du Jihad islamique, a déclaré l’armée israélienne dans un communiqué.

La presse du Hamas a fait part d’un appel téléphonique entre Meshaal et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, lundi soir tard, dans lequel Meshaal a tenu au courant son interlocuteur de « l’escalade de la violence israélienne contre la Cisjordanie et la bande de Gaza ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a accusé le Hamas d’être derrière le kidnapping et l’assassinat de Gil-ad Shaar, Eyal Yifrach et Naftali Fraenkel, dont les corps ont été retrouvés dans un champ près de Hebron, lundi. Les deux suspects, Amer Abou Eisheh et Marouane Kawasme – toujours recherchés – sont connus comme faisant partie du Hamas à Hebron.

Meshaal a déjà nié publiquement qu’il avait connaissance du kidnapping. Dans une interview avec la chaîne d’informations qatarie Al-Jazeera, le 23 juin, le leader du Hamas avait déclaré qu’en l’absence d’information sur le sort des jeunes, il ne pouvait « ni confirmer ni nier » l’implication du Hamas.

« Bénies soient les mains qui les ont capturés », ajouta cependant Meshaal. « C’est un devoir palestinien, la responsabilité du peuple palestinien. Nos prisonniers doivent être libérés ; pas les prisonniers du Hamas – les prisonniers du peuple palestinien ».