Le chef du Hamas en exil, Khaled Mechaal, a démenti vendredi à Tunis l’existence d’un « gouvernement parallèle » du mouvement islamiste palestinien à Gaza, comme l’en a accusé le président de l’AP Mahmoud Abbas.

« Il y a un gouvernement d’entente nationale. (Parler de) gouvernement parallèle, cela est totalement contraire à la réalité », a affirmé Meshaal à la presse après un entretien avec le président tunisien Moncef Marzouki.

« Mais quand le gouvernement s’absente de Gaza, les ministères restent par le biais de leurs agents qui travaillent de manière normale. Ce n’est pas un gouvernement parallèle », a-t-il assuré.

« Nous disons bienvenue au gouvernement d’entente nationale pour qu’il travaille à Gaza, récupère les points de passage et assume toutes ses responsabilités conformément à ce sur quoi nous nous sommes accordés », a-t-il ajouté.

Un gouvernement d’union nationale a été formé en juin pour sceller la fin de la division entre les deux directions palestiniennes : celle de l’Autorité palestinienne, dirigée par Abbas en Cisjordanie, et celle du Hamas, qui a pris le pouvoir par la force en 2007 dans la bande de Gaza.

Mais son chef Rami Hamdallah reconnaît qu’il n’a jamais pu s’imposer à Gaza où, selon Abbas, le Hamas maintient un « gouvernement parallèle ». Le président de l’Autorité palestinienne a même menacé la semaine dernière de mettre fin au partenariat avec le Hamas.

Meshaal a en outre assuré que son mouvement n’envisageait pas de négociations directes avec Israël, après que le numéro deux du Hamas en exil, Moussa Abu Marzuk, eut affirmé que sa formation pourrait se voir contrainte de parler directement à l’Etat hébreu.

« La position est claire: les négociations directes avec l’occupant israélien ne sont pas à l’agenda du Hamas. La politique adoptée par le mouvement est: s’il est nécessaire d’avoir des négociations, alors qu’elles soient indirectes ».