Le député nouvellement réélu, Meyer Habib, a confirmé lundi soir dans un post publié sur sa page Facebook, l’adoption par le cabinet israélien de « la reconnaissance unilatérale des permis de conduire français en Israël ».

Le porte-parole du gouvernement israélien avait annoncé le 26 juin, que « lors d’une réunion du cabinet ministériel, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a demandé aux professionnels du secteur des transports de reconnaître la validité des permis de conduire des immigrants français dans un délai d’un mois ».

L’élu UDI poursuit : « Le Secrétaire général du Gouvernement, Tsakhi Braverman, m’a ensuite précisé le contenu de la nouvelle réglementation. En substance :

– le permis de conduire français est désormais valide 3 ans à compter de la date de l’alyah ;

– La conversion sans examen du permis est automatique sur demande du titulaire auprès de l’administration du ministère des transports;

– Le décret a été signé par le Ministre ce jour [lundi 10 juillet, date du post Facebook].

Ce règlement va entrer en vigueur dans les semaines à venir. »

A l’heure actuelle, un nouvel immigrant peut conduire en Israël en utilisant son permis de conduire étranger valide pendant un an. Passé ce délai, il doit se soumettre à un examen pratique de conduite pour obtenir l’équivalence israélienne.

Sammy Ghozlan en charge du BNVCA à son domicile à Netanya, en octobre 2015 (Crédit : Ricky Ben David/Times of Israel)

Sammy Ghozlan en charge du BNVCA à son domicile à Netanya, en octobre 2015 (Crédit : Ricky Ben David/Times of Israël)

Un examen parfois difficile à obtenir et qui, selon Sammy Ghozlan, président du BNVCA donnerait lieu à des demandes abusives de la part des auto-écoles israéliennes.

Daphna Poznanski-Benhamou, candidate malheureuse à la législature de la 8e circonscription des Français de l’étranger avait remis le sujet sur la table lors de sa campagne, en accusant le député sortant Meyer Habib de n’avoir pas fait avancer le dossier.

Les négociations précédentes auraient été interrompues « parce que l’Union européenne [était] en train de revoir ses critères » expliquait pour sa part Florence Drory, candidate LREM battue au second tour des législatives par Meyer Habib. Le nouveau député avançait alors les mêmes raisons pour justifier la stagnation du dossier.