Michael Gove, un homme politique britannique, ancien journaliste et ancien Secrétaire d’Etat à l’Education, a averti dans un discours mardi que l’Europe a largement oublié les leçons de la Shoah.

S’adressant devant le Holocaust Education Trust, le député a évoqué le « virus résurgent, mutateur et mortel de l’antisémitisme », assimilant les appels à boycotter les produits israéliens aux boycotts semblables de biens juifs à l’époque nazie.

« Nous devons rappeler aux gens que ce qui a commencé comme une campagne contre les biens juifs dans le passé s’est terminé par une campagne contre des vies juives », a déclaré Gove, selon The Guardian. « Nous devons clarifier que ce genre de préjudice commence avec les Juifs, mais ne se termine jamais avec les Juifs. Nous devons rester unis contre la haine. »

Le député a également condamné les militants pro-palestiniens qui comparent le gouvernement israélien aux nazis, pointant que leurs actions sont une « tentative délibérée de dévaluer l’importance unique de l’Holocauste ». Selon Gove, l’amalgame des deux conduit à une hausse de l’antisémitisme.

Enumérant une longue liste d’incidents antisémites récents à travers l’Europe, il a regretté une « indignation insuffisante » devant la montée des actes antijuifs.

« En France, en juillet de cette année, plus de 100 citoyens juifs ont dû être secourus d’une synagogue et une autre a été incendiée… Le virus se répand à travers d’autres pays européens… En Belgique, un café affiche une pancarte disant ‘Autorisé aux chiens, pas aux juifs’, tandis qu’un médecin refuse de traiter les Juifs. Nous devons tous nous rappeler où cela nous mène. »

Le député, qui se décrit comme un « fier sioniste », a continué à défendre Israël dans son discours, rappelant les obligations communes que l’Etat juif partage avec l’Occident. Il a critiqué les « terroristes djihadistes » qui le prennent pour cible.

« Ils détestent Israël, et veulent rayer le foyer du peuple juif, pas à cause de ce qu’Israël fait, mais de ce qu’il est – libre, démocratique, libéral et occidental », a déclaré Gove.

« Nous devons nous souvenir que défendre le droit d’Israël à exister, c’est défendre notre humanité commune. Aujourd’hui plus que jamais. »