Le vice-ministre à la Diplomatie, Michael Oren, a appelé mardi les responsables et les politiciens israéliens à boycotter le centre Hillel de l’université de Princeton après que l’organisation universitaire juive a annulé un discours qui devait être prononcé par la vice-ministre aux Affaires étrangères Tzipi Hotovely.

« J’appelle tous les législateurs, passés et présents, à droite et à gauche, à n’accepter aucune invitation à s’exprimer dans ce centre Hillel », a-t-il déclaré au Times of Israel.

Oren, qui a lui-même fréquenté Princeton, a vivement recommandé aux autres anciens élèves de ne plus apporter de dons d’argent au centre Hillel de l’université, connu également comme le Centre pour la vie juive. Il a également réclamé le renvoi de l’administratrice du groupe, le rabbin Julie Roth.

« Un directeur de centre Hillel et un campus peuvent avoir des points de vue politiques. Mais Hillel doit se montrer accueillant envers les représentants d’Israël qui sont démocratiquement élus. Ils représentent une partie importante, sinon majeure, de l’opinion publique israélienne », a dit le politicien issu du parti Koulanou qui est né dans le New Jersey.

Jérusalem recommande vivement aux états américains d’adopter une législation contre le mouvement BDS (Boycott, Divestment and Sanctions) anti-israélien, a ajouté Oren. « Nous affirmons que nous devons boycotter les boycotteurs, qu’il y a un prix à payer pour les gens qui boycottent Israël. Et ces mêmes choses sont valables pour les centres Hillel dans les universités, ou pour les universités elles-mêmes ».

Après l’annulation par Hillel, l’organisation Habad du campus a finalement accueilli le discours de Hotovely, qui a eu lieu à l’heure et à l’endroit prévus à l’origine mais sous les auspices de l’organisation hassidique.

Mardi également, Matt Berger, porte-parole de l’organisation Hillel International, a admis que l’annulation de l’invitation de la vice-ministre aux Affaires étrangères était une « erreur », ajoutant que la branche de Princeton avait présenté ses excuses à cette dernière.

Oren qui, dans les années 1980, a obtenu une maîtrise et un doctorat en histoire et en études du Moyen-Orient à Princeton, a indiqué se souvenir avoir rencontré des problèmes avec le centre Hillel, là-bas, lorsqu’il était étudiant.

« Ce n’était pas un Hillel amical. C’était un centre qui était très actif politiquement, et à gauche. Et j’y ai rencontré des difficultés mais j’y ai aussi parlé à de nombreuses reprises ».

La vice-ministre des Affaires étrangères Tzipi Hotovely à l’université de Princeton, le 6 novembre 2017 (Autorisation)