A l’occasion d’une interview réalisée par RTL le mercredi 15 juillet, Michel Boujenah s’est confié à Cyprien.

‘Ma vie rêvée’, son nouveau spectacle, lui permet de faire le deuil de son départ de Tunisie à l’âge de 11 ans.

Michel Boujenah rappelle son attachement à la Tunisie, à la France, à Israël, à Rome et à la Corse mais explique que le seul endroit où il appartient vraiment, c’est la scène.

Une question posée à l’humoriste déclenche alors sa colère : « Pourquoi avez-vous eu autant de mal à vous accepter ?, » demande Cyprien.

« Quand on est en France, quand on arrive à 11 ans, qu’on a un défaut de langue et qu’en plus on a un accent juif tunisien à couper au couteau, dont on ne se rend pas compte, parce que pour moi je n’ai pas d’accent, on se moque de vous, parce que l’image qu’on a de vous est ridicule, elle est caricaturale. »

A travers ses propos, Michel Boujenah, revient sur une intégration en France difficile, où il a toujours été considéré comme le juif tunisien de « service ». Il s’est longtemps senti catalogué.

Selon lui, ce personnage qui lui colle à la peau l’a empêché d’accéder à un certain prestige professionnel.

Il souligne que ce n’est pas la récompense qu’il recherche mais bien la reconnaissance du public.

Mais après 36 ans de carrière à son actif, le fait de ne jamais avoir été nommé aux Molières lui reste en travers de la gorge. « Le jour où je vais m’arrêter, et un jour je m’arrêterai, dans 10 ans, 12 ans à peu près, je dirai exactement ce que je pense. (…) Le jour où j’aurai plus la peur de ne pas remplir mon théâtre parce que je serai plus jamais invité nulle part, parce que je vais vous massacrer tous. »

« Ma particularité ne joue pas en ma faveur, » conclut-il.