Mike Pence maintient son voyage au Moyen-Orient
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Mike Pence maintient son voyage au Moyen-Orient

Mahmoud Abbas a annulé une rencontre prévue avec le vice-président américain, affirmant que les Etats-Unis n'avaient plus de rôle à jouer dans le processus de paix

Le vice-président américain Mike Pence pendant la Conférence de sécurité de Munich, en Allemagne, le 18 février 2017. (Crédit : Thomas Kienzle/AFP)
Le vice-président américain Mike Pence pendant la Conférence de sécurité de Munich, en Allemagne, le 18 février 2017. (Crédit : Thomas Kienzle/AFP)

Le vice-président des Etats-Unis, Mike Pence, se rendra en Egypte et en Israël la semaine prochaine, malgré les manifestations, tensions diplomatiques et annulations de rencontres prévues dans la région après la décision unilatérale et controversée de Donald Trump de déclarer Jérusalem capitale d’Israël.

Des conseillers du vice-président ont affirmé que M. Pence ira au Caire et à Jérusalem durant ce déplacement de 5 jours qui débutera mardi et inclura des rencontres avec les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et égyptien Abdel Fattah al-Sissi, ainsi qu’un discours devant la Knesset.

Alyssa Farah, porte-parole de Pence a déclaré dans un communiqué que le Sénat s’apprêtait à soumettre au vote une réforme fiscale importante.

« La Maison Blanche a informé le Sénat qu’en raison de la nature historique du vote du Sénat sur l’exonération fiscale pour des millions d’Américains, le vice-président restera [aux États-Unis] pour présider le vote. Le vice-président se rendra ensuite en Égypte et en Israël, où il réaffirmera l’engagement des États-Unis envers ses alliés au Moyen Orient, et envers la lutte contre le radicalisme. Il est impatient d’avoir des échanges constructifs avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président el-Sissi pour réaffirmer l’engagement du président Trump à nos alliés dans la région, pour leur avenir. »

Le président américain Donald Trump tient un mémorandum signé après avoir prononcé son discours concernant Jérusalem depuis la Maison-Blanche, à Washington, le 6 décembre 2017, sous le regard du vice-président américain Mike Pence (Crédit : Saul Loeb / AFP)

Donald Trump a déclenché des critiques quasiment unanimes à travers le monde avec sa décision annoncée le 6 décembre, qui constitue un changement radical de politique vis-à-vis de ses prédécesseurs.

Mike Pence n’était pas le bienvenu dans la région. Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a notamment annulé une rencontre prévue avec le vice-président américain à Ramallah, affirmant que les Etats-Unis n’avaient plus de rôle à jouer dans le processus de paix israélo-palestinien.

Il semble par ailleurs peu probable que Mike Pence, connu pour être un chrétien très fervent, se rende en pèlerinage dans la ville de Bethléem, en Cisjordanie.

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