La Jordanie et la Russie ont qualifié lundi de « succès » le cessez-le-feu négocié avec les Etats-Unis dans le sud de la Syrie, disant travailler avec Washington pour instaurer une « zone de sécurité » dans la région.

Le royaume hachémite partage une frontière d’environ 370 km avec la Syrie, où plus de 330 000 personnes ont été tuées et des millions déplacées depuis le déclenchement de la guerre en 2011.

Un cessez-le-feu négocié par la Jordanie, la Russie et les Etats-Unis dans les provinces de Deraa, Qouneitra et Soueida, dans le sud de la Syrie, est globalement respecté depuis son entrée en vigueur le 9 juillet.

Ce cessez-le-feu est « un succès », ont affirmé le ministre jordanien des Affaires étrangères Aymane Safadi et son homologue russe Sergei Lavrov, lors d’une conférence de presse conjointe à Amman.

« Nous avons discuté des questions relatives à la mise en place d’une zone de désescalade dans le sud-est de la Syrie », a ajouté M. Lavrov, selon une traduction en arabe de ses propos prononcés en russe.

D’après M. Safadi, la Jordanie, la Russie et les Etats-Unis sont « déterminés à atteindre l’objectif » de créer une « zone de sécurité » dans la région « dès que possible ». Des discussions sont en cours entre les trois pays afin de la mettre en place, a-t-il assuré.

Sur le plateau du Golan, des colonnes de fumée s'échappent du village syrien de Qouneitra à la suite d'une explosion lors des combats entre les forces loyales au président syrien Bashar el-Assad et les rebelles, près de la frontière de Qouneitra, le 31 août 2014. Illustration. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

Sur le plateau du Golan, des colonnes de fumée s’échappent du village syrien de Qouneitra à la suite d’une explosion lors des combats entre les forces loyales au président syrien Bashar el-Assad et les rebelles, près de la frontière de Qouneitra, le 31 août 2014. Illustration. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

La Russie et l’Iran, alliés du régime de Bachar al-Assad, et la Turquie, soutien des rebelles, ont adopté en mai un plan russe visant à créer des zones de désescalade pour instaurer une trêve durable dans plusieurs régions du pays.

En août, le porte-parole du gouvernement jordanien, Mohamed Momani, avait déclaré qu’Amman espérait rouvrir les frontières avec la Syrie, estimant que les relations entre les deux voisins étaient « sur la bonne voie ».

La Jordanie a vu son économie durement touchée par la fermeture des frontières avec l’Irak et la Syrie.

La Jordanie accueille plus de 650 000 réfugiés syriens selon l’ONU, mais le royaume évalue leur nombre actuel à 1,4 million.