L’ancien président Moshe Katsav est sorti de prison mercredi, après avoir purgé cinq années d’une peine de sept ans pour viol et d’autres crimes sexuels.

Le procureur de l’Etat avait ouvert la voie à sa libération après ne pas avoir fait appel de la décision du comité de probation.

Entouré par ses proches, M. Katzav est monté dans une voiture à la sortie de la prison de Maassiyahu, à Ramla (centre). Il avait obtenu dimanche une remise de peine de la commission de libération, cinq ans après avoir été incarcéré.

« Les appels des décisions du comité de probation n’ont lieu que quand l’accusation pense que la décision est extrêmement déraisonnable ou illégale », a déclaré le procureur dans un communiqué.

Le comité de probation a accordé une libération anticipée dimanche à l’ancien président, qui avait montré des remords – pour la première fois.

« Le procureur de l’Etat a décidé de ne pas faire appel contre la décision de libération anticipée de M. Katzav » prise dimanche par une commission compétente, affirme le communiqué.

Moshé Katzav est cependant soumis à un certain nombre de restrictions: il ne pourra pas voyager à l’étranger, il devra rester à son domicile de 22H00 à 06H00 et ne pas accorder d’interview pendant deux ans, soit la période qu’il aurait dû encore passer en prison, selon des sources judiciaires.

Katzav, 71 ans, président de 2000 à 2007, a été reconnu coupable fin 2010 de viols à l’encontre de deux de ses collaboratrices à l’époque où il était ministre du Tourisme dans les années 1990, de harcèlements sexuels, de subornation de témoins et d’entraves à la justice.

Il est le plus haut dirigeant israélien à s’être retrouvé derrière les barreaux. Censé incarner un consensus national, le président a des fonctions principalement honorifiques et morales.

L’AFP a contribué à cet article.