Certains responsables du Hamas ont exprimé leur déception que les trois adolescents ont été retrouvés morts, plutôt que laissés vivants pour être utilisés comme une monnaie d’échange dans le cadre d’une libération de prisonniers palestiniens.

« Le corps de trois colons découverts », écrit le député du Hamas Mouchir Al-Masri sur sa page Facebook. « Meilleure chance la prochaine fois, si Dieu le veut. »

Izzat Al-Rishq, membre du bureau politique du Hamas, a saisi l’occasion pour fustiger l’Autorité palestinienne coupable aux yeux du Hamas d’aider Israël à lutter contre le Hamas en Cisjordanie.

« Un officiel de l’AP se vante : « Israël a échoué dans la prévention de la présence du Hamas en Cisjordanie, alors que nous avons réussi à empêcher tout drapeau vert [la couleur du Hamas] d’être affiché partout en Cisjordanie, « a écrit Rishq, citant le chef général de la sécurité de l’AP Majed Faraj.

« En lui répondant, je dis que s’opposer à la résistance est honteux, et ne devrait jamais être une source de fierté ou DE jubilation. Mettre fin à la résistance et AU déracinement, c’est une illusion qui ne deviendra jamais une réalité. »

Les commentaires de Rishq rendent compte de la profonde crise qui sévit dans l’unité Hamas-Fatah dans la foulée de l’enlèvement.

Le dimanche, le chef adjoint du bureau politique du Hamas, Moussa Abu Marzouk a indiqué que son mouvement était sur le point de réaffirmer un contrôle politique sur la bande de Gaza à la lumière d’un manque de leadership qui a fait des dizaines de milliers de fonctionnaires du Hamas démunis de salaires pour un deuxième mois consécutif.

« L’Autorité palestinienne a Gaza assiégée avant les autres l’ont fait », écrit Abu Marzouk sur sa page Facebook. « Aujourd’hui, qui est responsable pour les fonctionnaires de la bande de Gaza ? Qui est responsable de ses postes frontaliers ? … Qui est responsable pour mettre fin au siège ? Qui est responsable de son électricité ?

« Aujourd’hui, je crains que le Hamas est appelé à revenir, afin de préserver la sécurité et le bien-être de ses résidents. Gaza ne vit pas dans le vide ; il n’est ni sous la responsabilité du gouvernement précédent et il n’est pas sous la responsabilité du gouvernement d’union nationale ».