SHILOH, Cisjordanie – La corne de bélier courbée résonne sur les collines de Shiloh, indiquant la fin d’une journée de fouilles sur le saint tabernacle biblique. Aussi insaisissable que l’Arche du Témoignage qu’il hébergeait pendant que les Israélites voyageaient depuis l’Égypte vers la terre de Canaan, pour s’y installer, le tabernacle est décrit dans la Bible (Exode 25 :8-9) comme le « lieu de résidence » terrestre pour Dieu parmi son peuple.

Les fouilles successives visaient à trouver des preuves de la maison divine à Shiloh et ailleurs. Parallèlement, de nombreux archéologues ont cherché des artefacts et des preuves reliant la conquête israélite biblique de Shiloh du temps de Josué à ce site, mais en vain.

Ces dernières semaines à Shiloh, l’emplacement de l’Arche et du Tabernacle pendant 400 ans selon la Bible, un nouveau groupe d’archéologues américains et de bénévoles, la Bible dans une main et la pelle dans l’autre, se sont donnés pour mission de prouver que le Livre Saint est un livre d’Histoire.

Il n’y a pas de groupe disparate pour ces apprentis Indiana Jones. Dirigés par le Dr Scott Stripling, les chefs d’équipes d’Associates for Biblical Research ont étudié les sites archéologiques de la Terre Sainte et ont recours à des techniques archéologies de pointe, qui ne sont, pour certaines, pas utilisées par leurs contemporains israéliens.

Au-delà de leurs détecteurs de métaux, de leur technologie numérique et de leurs techniques sophistiquées, ce qui distingue cette équipe des archéologues israéliens modernes, c’est leur foi inébranlable, l’idée que ce qu’il cherche finira par être trouvé.

Interprétation du Saint Tabernacle par des artistes (Crédit : Free Bible Images)

Interprétation du Saint Tabernacle par des artistes (Crédit : Free Bible Images)

Les fouilles de Shiloh font partie d’une série de fouilles organisées par les institutions chrétiennes qui ont actuellement lieu en Terre Sainte, avec pour objectif de prouver la véracité de la Bible. C’était également la pierre angulaire de la philosophie des premiers archéologues israéliens. Mais, alors que l’image probante s’est cristallisée avec le nombre de sites, les universitaires israéliens modernes ont peu à peu abandonné cette approche.

Chaque fouille en Israël biblique est une lutte archéologique existentielle entre la foi et la raison. Sur le site de Shiloh, il semble impossible de concilier les deux.

Stripling a l’intention de continuer à fouiller pendant des dizaines d’années. Les trouvailles de cet été lors de la deuxième fouille sont prometteuses, bien qu’elles ne soient pas définitives : 10 énormes cruches de l’ère pré-Temple ont été découvertes, selon des archéologues. À cause de leur valeur intrinsèque, la présence de ces ustensiles pourrait indiquer que les lieux ont été vidées de manière abrupte, comme décrit dans la Bible. De plus, les archéologues ont trouvé un kobaat, un gobelet, un calice rituel, qui pourrait être lié à un usage religieux.

Des pots déterrés sur le site de l'ancienne ville de Shiloh, été 2017 (Crédit : Shiloh Association)

Des pots déterrés sur le site de l’ancienne ville de Shiloh, été 2017 (Crédit : Shiloh Association)

Pour certains, ces découvertes indiquent que les archéologues se rapprochent du site du Tabernacle. D’autres leur attribuent le mérite d’élargir le champ des recherches scientifiques.

La dernière grande fouille à Shiloh remonte aux années 1981 à 1984. Elle était dirigée par l’éminent archéologue israélien, le professeur Israël Finkelstein, qui est le chef de file du mouvement « radical » de révision de l’histoire d’Israël dans les neuvième et dixième siècle avant l’ère commune par les preuves (à opposer au récit biblique). Il n’avait pas trouvé le Tabernacle, mais il ne s’y attendait pas non plus.

À l’inverse des excavateurs actuels à Shiloh, Finkelstein ne considérait pas que la Bible était un plan.

« Les traditions bibliques doivent être lues en les replaçant dans le contexte de l’époque de leur écriture, de l’idéologie de leurs auteurs etc. On ne peut pas les aborder de manière simpliste », a déclaré Finkelstein, professeur d’archéologie au département Jacob M. Alkow de l’université de Tel Aviv sur l’Âge de Bronze et l’Âge de Fer. « L’histoire de l’Arche est fascinante, mais elle nous en apprend principalement sur le monde dans lequel vivait les auteurs, qui ont vécu des siècles après la destruction de Shiloh. »

Le shofar donne le signal de l'arrêt de la journée de travail sur le site des fouilles archéologiques de Shiloh pendant l'étét 2017 (Autorisation)

Le shofar donne le signal de l’arrêt de la journée de travail sur le site des fouilles archéologiques de Shiloh pendant l’étét 2017 (Autorisation)

Ceci contraste drastiquement avec ce qu’a déclaré Stripling au Times of Israel : « Certains disent que la Bible n’est pas fiable. Nous l’avons trouvée très fiable. »

« Nous considérons que la Bible est un document historique très sérieux », a poursuive Stripling. Puis il a précisé : « mais les preuves sont ce qu’elles sont. »

L’équipe du Times of Israel a parlé à deux archéologues qui ont excavé deux des quatre sites considérés comme de potentiels emplacements du tabernacle biblique, ainsi qu’au directeur de l’Unité d’archéologie de l’Administration civile israélien (qui supervise les fouilles). Nous avons aussi pris part au second jour des fouilles actuellement en cours, qui ont eu lieu durant quatre semaines en mai-juin, et passé la matinée avec des archéologues d’Associates for Biblical Research et de bénévoles pour parler de leur nouvelle quête.

Shilo Pictures and Pottery from Tim Velasco on Vimeo.

« C’est le plus grand puzzle du monde »

Sur le flanc sud de l’antique colline de Shiloh, Stripling, vêtu d’une chemise bleue brillante et d’un chapeau à bords larges kaki, s’enquiert des progrès qui ont été faits ce matin. La bonne humeur et la plaisanterie sont au rendez-vous tandis que les volontaires et les experts dépoussièrent et s’émerveillent de leurs découvertes mutuelles.

Pour certains membres de l’équipe, être sur le terrain est suffisant. Un archéologue bénévole affirme. « Ça vaut tout l’or du monde. C’est ce que j’ai toujours voulu faire. » Un autre bénévole, Walt Pasedag, travaille avec ABR depuis 30 ans. Cette année, il est venu avec son petit-fils de 18 ans.

S’affalant sur la terre, au milieu d’un terrain délimité par des cordes, Stripling montre certaines des rares trouvailles déjà accumulées lors de la dernière journée. Il explique avec désinvolture tout en tenant un gros morceau de pierre à la forme indéfinissable qu’il s’agit sûrement d’un morceau d’un récipient utilisé pour les rituels de pureté, probablement autour du premier siècle de l’ère commune.

Les fouilles archéologiques sur le site de la ville biblique de Shiloh, le 22 mai 2017 (Crédit : Amanda Borschel-Dan/Times of Israel)

Les fouilles archéologiques sur le site de la ville biblique de Shiloh, le 22 mai 2017 (Crédit : Amanda Borschel-Dan/Times of Israel)

Au deuxième jour des fouilles, ils ont déjà trouvé 20 pièces de monnaie, et autres découvertes soigneusement emballées dans des enveloppes pour être transportées à Jérusalem. Là-bas, elles seront répertoriées et conservées, pour certains au département d’archéologie de l’Administration civile israélienne. D’autres prendront la direction des États-Unis pour entrer dans la recherche.

« C’est le plus grand puzzle du monde », s’exclame Stripling avec un faible accent du Sud.

En plus de ses travaux d’excavation pour ABR, Stripling est également professeur adjoint à Houston Bible University, où il enseigne la Bible, et au Bible Seminary, où il enseigne l’Histoire des églises. Il est titulaire d’un doctorat professionnel avec une spécialisation en archéologie antique du Proche-Orient, et officiait comme pasteur pendant 20 ans.

Quand il parle de sa première fouille à l’extérieur de Jérusalem, son enthousiasme est évident. Il raconte comment il a utilisé des techniques de criblage humide qu’il a appris en travaillant pour le Temple Mount Sifting Project. Pour Stripling, le simple processus de tamiser à travers un filet en aspergeant de l’eau sur un plateau est une façon de ne laisser aucune pierre intacte, au sens propre comme au figuré. Il en va de même le système d’enregistrement numérique qui est testé cet été.

« En archéologie, nous n’avons qu’une seule chance. [En creusant,] nous détruisons, et nous n’avons qu’une seule opportunité de le faire correctement », a-t-il dit.

Une tente brillante et multicolore

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Le Shiloh de l’ère biblique avait accueilli pendant 369 ans l’insaisissable Arche du Témoignage, qui été abrité par le tabernacle, tout aussi insaisissable. Le site est généralement associé au Prêtre Eli et au prophète Samuel. C’est également l’endroit où Hannah a prié, remerciant Dieu pour la naissance de son enfant, Samuel, qu’elle a consacré au service du Tabernacle.

Dans les Psaumes et dans le Livre de Jérémie, la Bible évoque un Shiloh détruit. Les Israélites avaient été vaincus par les Philistins, qui auraient rasé la ville et volé l’Arche du Témoignage. Comme attesté dans Jérémie, une installation tardive a suivi, sous le règne de Jéroboam I (928-907 avant l’ère commune), roi du nord du Royaume d’Israël jusqu’à la destruction du Premier Temple, en 586 avant l’ère commune.

La Bible donne une description de l’apparence du Tabernacle. Il s’agirait d’une tente multicolore et brillante, ornée de métaux précieux scintillants. Dans le chapitre 26 de l’Exode, Moïse reçoit des instructions extrêmement détaillées de la part de Dieu sur la façon de construire cette tente, et sur les matériaux à employer pour confectionner les tentures.

Bien que les rideaux soient biodégradables, Dieu a ordonné que soient utilisés 50 crochets en or, 50 crochets en bronze, 40 socles en argent, et d’autres ustensiles réalisés à partir de métaux. Ce qui conduit des archéologues à s’interroger : serait-ce possible de retrouver, ne serait-ce que l’un des objets ?

Ellen Jackson, à droite, chargée de la détection des métaux, a aidé l'équipe ABR à trouver environ 250 pièces pendant les fouilles estivales sur le site de la ville biblique de Shiloh (Crédit : Amanda Borschel-Dan/Times of Israel)

Ellen Jackson, à droite, chargée de la détection des métaux, a aidé l’équipe ABR à trouver environ 250 pièces pendant les fouilles estivales sur le site de la ville biblique de Shiloh (Crédit : Amanda Borschel-Dan/Times of Israel)

Chaque jour pendant la saison de fouilles de quatre semaines, l’équipe ABR a fiché environ 2 000 pièces de poterie. Plus de 700 objets supplémentaires ont été enregistrés, dont des bijoux, des outils et des armes en métal ou en pierre. L’équipe ABR a trouvé 15 pièces de vases rituels juifs, 2 poteries presque intacts et 250 pièces de monnaie, mais rien n’indique de façon définitive qu’il y avait un tabernacle.

Pour Stripling, l’auteur de « The Trowel and the Truth », cependant, travailler sur le site biblique est l’accomplissement irrésistible d’un rêve vieux de 25 ans, et il est tout sauf dissuadé de poursuivre sa quête.

En avant les fouilles de cet été, Stripping a écrit aux donateurs pour décrire ses sentiments lorsqu’il a foulé la terre du terrain pour la première fois : « un sentiment d’émerveillement m’a rempli alors que je contemplais comment Dieu nous avait ouvert une porte à Shiloh qui aura un impact direct sur la façon dont les gens lisent leurs Bibles à l’avenir ».

J’ai vu les piquets que j’ai plantés dans le sol en mai et j’ai imaginé les 100 bénévoles et le personnel qui allaient travailler avec pendant la première saison. J’ai pensé aux premiers mots envoyés en code Morse – ‘voici les merveilles que Dieu a forgées ! ».

L’autre « archéologue dans la pièce »

Les fouilles antérieures ont également cherché, et n’ont pas trouvé, un lien clair rattachant les premiers Israélites qui sont entrés en terre d’Israël – suite à l’Exode d’Egypte et leur séjour dans le désert – et les archives archéologiques présentées à Shiloh.

Le site a été pour la première fois fouillé en 1922 par une expédition danoise, puis par une équipe danoise dans le cadre de trois campagnes entre 1926 et 1932. L’excavation israélienne la plus étendue a été réalisée sous Finkelstein, qui a l’époque appartenait à l’université Bar-Ilan, qui a creusé pendant quatre saisons entre 1981-1984.

Finkelstein, à bien des égards, est toujours l’autre « archéologue » dans la pièce lorsqu’on parle de Shiloh.

L'archéologue israélien, le professeur Israel Finkelstein, en mars 2017 (Crédit : Argonauter, CC-BY-SA, via wikipedia)

L’archéologue israélien, le professeur Israel Finkelstein, en mars 2017 (Crédit : Argonauter, CC-BY-SA, via wikipedia)

Contrairement à l’optimisme enthousiaste de Stripling au sujet de l’historicité du texte biblique, Finkelstein tend à voir la Bible hébraïque comme une mythologie nationaliste d’un peuple qui tente de centraliser son pouvoir et sa foi.

« Je crois fermement qu’il faut mener des recherches archéologiques en utilisant les meilleures méthodes et mener une exégèse biblique avec les meilleures méthodes. Il n’est pas nécessaire de partir d’une perspective pour confirmer ou rejeter l’historicité d’un texte biblique donné », a déclaré Finkelstein au Times of Israel.

Au cours des fouilles dans les années 1980, Finkelstein n’a pas trouvé de preuve tangible qui soutenait le récit biblique.

Un collage comprenant le verso de l'ostracon n°16 d'Arad. (A) image couleur (RVB); (B) image MS correspondant à 890 nm; (C) dessin manuel (fac-similé) de la lecture proposée. Les formes creuses représentent des suppositions de caractères (Crédit : Autorisation de l'université de Tel Aviv)

Un collage comprenant le verso de l’ostracon n°16 d’Arad. (A) image couleur (RVB); (B) image MS correspondant à 890 nm; (C) dessin manuel (fac-similé) de la lecture proposée. Les formes creuses représentent des suppositions de caractères (Crédit : Autorisation de l’université de Tel Aviv)

« Dans un site comme celui-ci – qui diffère, par exemple, en bordure du désert – on peut s’attendre à trouver des restes construits. Dans mes propres fouilles, les seules découvertes de l’âge du bronze tardif sont venues d’une fosse qui comprenait ce qui semblait être des restes d’un culte », a déclaré Finkelstein.

Il a ajouté que l’archéologie a connu une révolution importante au cours des dernières années, qui inclut l’introduction de méthodes allant des sciences exactes et de la vie à la recherche sur le terrain. Par exemple, l’une de ses équipes interdisciplinaires de l’université de Tel Aviv a récemment découvert des inscriptions hébraïques jamais vues auparavant sur un fragment datant de l’époque du Temple grâce à l’utilisation un appareil photo numérique modifiée et une nouvelle technique révolutionnaire pour l’imagerie multispectrale.

«  Si j’avais accès à ces méthodes il y a 35 ans, je les aurais utilisées : la datation par radiocarbone, l’analyse moléculaire du contenu des navires, la géo-archéologie et autres », a déclaré Finkelstein.

En fait, deux décennies après sa fouille de Shiloh, Finkelstein a tenté d’utiliser de nouvelles techniques pour dater ses petites découvertes organiques.

« Vingt ans environ après les fouilles, j’ai envoyé des restes botaniques, qui ont été conservés à l’université, pour une datation par radiocarbone. Ils provenaient d’un contexte de l’âge de fer et les datations ont fourni des dates provenant de la seconde moitié du 11ème siècle avant notre ère. C’était la seule étude radiométrique sur les découvertes de Shiloh », a-t-il déclaré. « Notez que les os des animaux sont délicats à étudier s’ils ne proviennent pas d’un contexte propre et sécurisé – surtout des éléments décorés qui peuvent avoir été conservés par des personnes pendant des décennies ».

L’attrait durable de Shiloh

Shiloh a longtemps été un atout pour ceux qui s’intéressent à l’archéologie biblique. Selon un article publié en 1986 par Finkelstein dans le Biblical Archaeology Review, le ministre britannique des Colonies Winston Churchill appréciait l’idée de fouiller le site.

D’autres notaires intéressés par les fouilles étaient le général britannique Edmund Allenby, qui a pris Jérusalem aux Turcs en 1917, et Lord Arthur Balfour, dont la déclaration éponyme de la même année a été une étape importante dans le processus vers la création d’un Etat juif.

Plusieurs églises ont commémoré l’histoire de Shiloh sur le site. En 2006-2007, l’archéologue Yevgeny Aharonovitch a creusé le sol sous un immeuble carré, connu sous le nom de Weli Yetaim, qui avait plusieurs couches de restes d’églises. Il est considéré comme l’un des endroits possibles où le tabernacle aurait pu être.

En 2006-7, l'archéologue Yevgeny Aharonovitch a creusé sous un immeuble carré, connu sous le nom de Weli Yetaim, qui avait plusieurs couches d'églises. (Crédit : Amanda Borschel-Dan / Times of Israel)

En 2006-7, l’archéologue Yevgeny Aharonovitch a creusé sous un immeuble carré, connu sous le nom de Weli Yetaim, qui avait plusieurs couches d’églises. (Crédit : Amanda Borschel-Dan / Times of Israel)

Aharonovitch a déclaré au Times of Israel que ce qui était intéressant sur ce site était sur l’une des premières églises de Shiloh, la découverte d’une inscription grecque portant le nom de « Shiloh ».

« Parce que c’est l’une des premières églises de Shiloh … il est possible qu’elle a été construite pour commémorer la place du tabernacle », a-t-il expliqué. « Je ne peux pas vous le garantir à 100 %, mais il y a une chance ».

Dans un bref face à face avec le Times of Israel, Hanina Hizami, le responsable de la coordination de l’archéologie à l’administration civile et le superviseur d’Aharonovitch, a posé une autre possibilité pour l’emplacement du tabernacle – à côté des portes de la ville. Il a déclaré que son objectif primordial en permettant à l’équipe ABR de Stripling de fouiller à Shiloh était de compléter la découverte d’une autre partie des murs de la ville.

En complétant le contour des murs, un projet, qui selon Hizami, prendra plusieurs années, il espère trouver la porte et là, espère-t-il, on pourrait trouver des autels culturels typiques – et peut-être le site du tabernacle israélite.

Les réserves datant de l'époque canaéenne à Shiloh découverte par Israel Finkelstein dans les années 1980 (Crédit : Amanda Borschel-Dan / Times of Israel)

Les réserves datant de l’époque canaéenne à Shiloh découverte par Israel Finkelstein dans les années 1980 (Crédit : Amanda Borschel-Dan / Times of Israel)

À la fin de sa saison des fouilles de quatre semaines le mois dernier, les trois équipes de l’ABR avaient creusé le long de la face nord de la paroi datant du milieu de l’âge de Bronze (la période cananéenne) de Shiloh, qui est large de 5,5 mètres, avec un socle de pierre à une profondeur de plus de quatre mètres, découvert lors des fouilles.

Les archéologues de l’administration civile de cet été ont également trouvé des salles de résoerves où les 10 contenants ont été découverts in situ dans un environnement de destruction évident, qui est reliée aux salles précédemment découvertes au cours des fouilles danoises.

Comme Israël Hayom l’a signalé, la découverte des 10 pots de poterie a donné à Hizami l’espoir de corroborer le récit biblique de la destruction de Shiloh. « C’est une découverte très excitante. La destruction aurait pu être causée par l’invasion des Philistins et le feu qui faisait rage [à Shiloh] », a-t-il déclaré.

Chef de l'excavation de Shiloh, le docteur Scott Stripling (à droite) avec Walt Pasedag, un bénévole de l'ABR (Crédit : Amanda Borschel-Dan / Times of Israel)

Chef de l’excavation de Shiloh, le docteur Scott Stripling (à droite) avec Walt Pasedag, un bénévole de l’ABR (Crédit : Amanda Borschel-Dan / Times of Israel)

Lors d’un échange avec le Times of Israel au début des fouilles de cet été, Stripling a déclaré que l’équipe ABR envisageait qu’il faudrait des décennies de fouilles pour découvrir les mystères enterrés sous Shiloh. Les deux dernières fouilles de l’association ont duré 21 ans chacune. Il ne serait pas surpris si celui-ci prend autant de temps.

« Après la face nord, nous irons au sommet et creuserons sous les bâtiments byzantins. Nous ne pouvons pas savoir où se trouvait le mishkan [tabernacle], mais si je révèle ce que mon instinct me dit, je pense peut-être que c’est sur le sommet », a-t-il déclaré, ce qui corrobore l’hypothèse non confirmée du Finkelstein sceptique dans les années 1980.

Lorsqu’on lui demande ce qui le motive, Stripling enlève ses gants d’archéologue et enfile son chapeau de pasteur.

« Les gens veulent se connecter avec le passé et répondre aux questions essentielles : qui suis-je, pourquoi suis-je ici, où vais-je ? Les questions fondamentales de l’humanité », a-t-il déclaré. « Les artefacts archéologiques sont très significatifs à ce niveau-là. Savoir que Joshua était là … Il faut prendre du recul et réfléchir ».