Selon le député palestinien, « La reconnaissance de la Palestine fait partie des moyens de sortir de l’impasse. Chaque nouvelle reconnaissance renforce notre statut. Cela renforce ceux qui, comme ma formation, « l’initiative nationale palestinienne », prônent la résistance non violente ».

Face aux questions sécuritaires, Mustafa Barghouti, membre du Conseil législatif palestinien et du Comité central de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) semble réduire les actes de violence du Hamas à des actions individuelles.

A l’entendre « 95 % des actions de résistance palestinienne sont non violentes, mais elles sont rarement relayées par les médias, à la différence des actes de violence ».

Le représentant palestinien conclut en estimant que « la solution à deux Etats n’est pas la solution optimale, mais c’est la plus réaliste. Elle permettrait la coexistence pacifique et, peu à peu, la réconciliation de nos deux peuples, comme l’Allemagne et la France ont su y parvenir. »

Par ailleurs, il prône une campagne en faveur du boycott d’Israël et de ses produits, qu’il qualifie de « troisième intifada non-violente » selon des propos recueillis lors d’un entretien accordé récemment au quotidien Le Monde.

Le jour du massacre de la synagogue de Har Nof, il a été interviewé par la chaîne d’informations BBC. Il a condamné l’attaque tout en la mettant sur le compte de « l’occupation israélienne. » Il a également remis en question les rapports de l’autopsie sur la mort du chauffeur de bus palestinien de la compagnie Egged, à savoir qu’il était mort des suites d’une pendaison.

Mustafa Barghouti était candidat à la présidence de l’Autorité palestinienne en 2005, et a obtenu la seconde place après Mahmoud Abbas. Il est un cousin éloigné de Marwane Barghouti, l’homme de la deuxième Intifada, emprisonné en Israël.

Mustafa Barghouti est aujourd’hui responsable de l’Initiative nationale palestinienne, un parti dont la création remonte à 2002. Il comprend l’intellectuel Edward Saïd, et se veut une alternative face au Hamas et au Fatah de Mahmoud Abbas.

Le 15 novembre 2010, il a été décoré de la Légion d’honneur par l’ancien ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, au dernier jour de son mandat au Quai d’Orsay.