Le chef du groupe terroriste libanais du Hezbollah a mis en garde dimanche les Juifs vivant en Israël, leur conseillant de quitter le pays dès que possible avant une guerre destructrice entre l’Etat juif et son organisation.

Hassan Nasrallah, qui s’exprimait à l’occasion de la fête chiite de l’Ashoura, a affirmé que le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu menait la région à une guerre dévastatrice.

S’adressant aux « Juifs non sionistes », Nasrallah a dit : « j’appelle tous ceux qui sont venus en Palestine occupée à partir et à rentrer dans les pays d’où vous venez, pour que vous n’alimentiez aucune guerre menée par votre gouvernement stupide. »

Il a ajouté que le conflit du Hezbollah n’était pas mené contre le peuple juif mais contre le gouvernement sioniste d’Israël, semblant offrir à ceux qui ne soutiennent pas l’idéologie politique d’Israël en tant que nation juive l’opportunité de fuir avant que le conflit armé ne commence.

Nasrallah a prévenu que « le gouvernement de Netanyahu mène votre peuple à la dévastation et la destruction », et a ajouté que le Premier ministre « tente de mener la région à la guerre en Syrie et au Liban. »

Des partisans du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah pendant un évènement commémorant les 11 ans de la fin de la 2e guerre du Liban avec un discours télévisé d'Hassan Nasrallah, à Khiam, dans le sud du Liban, le 13 août 2017. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)

Des partisans du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah pendant un évènement commémorant les 11 ans de la fin de la 2e guerre du Liban avec un discours télévisé d’Hassan Nasrallah, à Khiam, dans le sud du Liban, le 13 août 2017. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)

Le chef du groupe terroriste, qui se vante fréquemment de ses forces prêtes pour un autre conflit contre Israël, a affirmé que l’armée israélienne n’avait pas correctement estimé la puissance militaire du Hezbollah.

« Netanyahu et son gouvernement ne savent pas comment la guerre finira s’ils en commencent une, et ils n’ont pas d’information correcte sur ce à quoi s’attendre s’ils devaient s’embarquer dans une guerre folle », a ajouté Nasrallah.

Des responsables israéliens ont prévenu le Hezbollah qu’il serait détruit par Israël s’il se lançait dans une guerre, alors que les tensions se sont intensifiées depuis que le groupe terroriste a établi un bastion dans le sud de Liban et le sud de la Syrie, aux côtés de l’Iran.

Israël a combattu le Hezbollah pour la dernière fois pendant la deuxième guerre du Liban de 2006, et les tensions restent élevées, même si la frontière nord est relativement calme depuis.

Un membre du Hezbollah dans un champ proche de Naqura, à la frontière libano-israélienne, le 20 avril 2017. (Crédit : Joseph Eid/AFP)

Un membre du Hezbollah dans un champ proche de Naqura, à la frontière libano-israélienne, le 20 avril 2017. (Crédit : Joseph Eid/AFP)

Le Hezbollah serait en possession d’un arsenal de 100 000 à 150 000 missiles à courte, moyenne et longue portée, et compterait environ 50 000 soldats, dont des réservistes.

Un commandant du Hezbollah a dit le mois dernier que le groupe avait plus de 10 000 combattants dans le sud de la Syrie, prêt à combattre Israël.

Israël s’inquiète que le Hezbollah et son soutien, l’Iran, ne lancent une guerre contre l’Etat juif depuis le sud de la Syrie.

Netanyahu aurait négocié avec les Etats-Unis et la Russie pour établir une zone interdite à l’Iran près de sa frontière, mais sans résultat.

Le mois dernier, des dizaines de milliers de soldats israéliens ont participé au plus grand exercice militaire depuis 1998, qui a simulé pendant 10 jours une guerre contre le Hezbollah.

Des soldats courant vers un hélicoptère pendant un exercice de l'armée israélienne simulant une guerre contre le Hezbollah, dans le nord d'Israël, en septembre 2017. (Crédit : armée israélienne)

Des soldats courant vers un hélicoptère pendant un exercice de l’armée israélienne simulant une guerre contre le Hezbollah, dans le nord d’Israël, en septembre 2017. (Crédit : armée israélienne)

Samedi, Nasrallah a accusé Israël et les Etats-Unis d’avoir orchestré le référendum d’indépendance de la région autonome du Kurdistan irakien, largement remporté par le oui.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.