Chrétiens et musulmans sont alliés dans la lutte contre Israël, a déclaré vendredi le chef du Hezbollah, quelques jours après des frappes aériennes attribuées à l’Etat juif qui ont ciblé des sites syriens du groupe terroriste chiite libanais.

« Chrétiens et musulmans s’opposent ensemble aux défis qui leurs sont présentés par Israël et les infidèles », a déclaré Hassan Nasrallah dans un discours diffusé par la télévision libanaise, selon le site d’informations Walla.

Nasrallah faisait probablement référence à deux frappes aériennes récentes qui ont visé des cibles du Hezbollah en Syrie et qui ont été attribuées à Israël.

Bien qu’Israël n’ait pas officiellement revendiqué les frappes, le ministre de la Défense Avigdor Liberman a semblé reconnaitre mercredi que Jérusalem en était responsable, déclarant qu’elles avaient pour objectif d’empêcher des « armes sophistiquées, des équipements militaires et des armes de destruction massive » d’atteindre le Hezbollah.

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman, à gauche, et l'ambassadeur de l'Union européenne Lars Faaborg Anderson, le 7 décembre 2016. (Crédit :  Ariel Hermoni/ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman, à gauche, et l’ambassadeur de l’Union européenne Lars Faaborg Anderson, le 7 décembre 2016. (Crédit : Ariel Hermoni/ministère de la Défense)

Devant les ambassadeurs de l’Union européenne, le ministre de la Défense n’avait pas précisé de quel(s) incident(s) il parlait, mais uniquement de « ce qui a été fait en Syrie », selon un communiqué de son bureau.

« Nous travaillons, d’abord et avant tout, pour défendre la sécurité de nos citoyens et protéger notre souveraineté, et nous essayons d’empêcher la contrebande d’armes sophistiquées, d’équipement militaire et d’armes de destruction de masse de la Syrie au Hezbollah », avait dit Liberman.

Son bureau avait refusé de préciser quelles armes de destruction massive le Hezbollah pourrait essayer d’acquérir.

Nasrallah a également déclaré vendredi que le président syrien Bashar el-Assad gagnerait la bataille d’Alep, ville ravagée par le conflit, et que sa victoire aurait des conséquences régionales.

« La victoire promise par Assad dans la ville d’Alep aura un impact sur les combats en Syrie, à Mossoul, en Irak, et dans la région toute entière », a déclaré Nasrallah, selon une traduction de ses propos réalisée par les médias israéliens.

Ses propos sur Alep ont eu lieu alors qu’Assad a récemment déclaré qu’il s’attendait à reconquérir la ville, et que sa victoire changerait la face de la guerre.

Dans un entretien accordé au quotidien syrien Al-Watan publié jeudi, Assad a déclaré qu’une victoire de son armée à Alep serait un « pas énorme » vers la fin de la guerre civile commencée il y a cinq ans, au moment où les rebelles perdent du terrain dans la deuxième plus grande ville de Syrie.

Des Syriens fuyant les violences dans les quartiers est d'Alep, tenus par les rebelles, passent devant une barricade improvisée de carcasses de bus dans le quartier Bal al-Hadid, saisi par les forces du régime gouvernemental, le 7 décembre 2016. (Crédit : George Ourfalian/AFP)

Des Syriens fuyant les violences dans les quartiers est d’Alep, tenus par les rebelles, passent devant une barricade improvisée de carcasses de bus dans le quartier Bal al-Hadid, saisi par les forces du régime gouvernemental, le 7 décembre 2016. (Crédit : George Ourfalian/AFP)