Le dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a annoncé que l’attaque de la semaine dernière sur les troupes israéliennes dans le nord d’Israël a été menée en représailles à un incident survenu au début du mois de septembre, au cours duquel un de leurs membres a été tué alors qu’il examinait un engin, qui selon le groupe islamique, était un engin d’espionnage israélien placé au Liban.

Lors d’une réunion avec les hauts placés du Hezbollah, Nazrallah a expliqué que l’attaque sur le territoire israélien qui a eu lieu la semaine dernière était un « message », indique Ynet qui reprend les propos d’un article publié par le journal libanais Al-Akhbar mardi.

« Le Hezbollah est toujours fort et présent, il n’est pas affaibli malgré les changements dans la région et la couverture médiatique générale sur la coalition… Israël a voulu tester le Hezbollah et notre réaction a été l’engin explosif placé au mont Dov », développe Nasrallah.

Le 5 septembre, Hussein Ali Haidar, qui s’est révélé être un membre du Hezbollah par la suite, a été tué après qu’ « une patrouille de renseignements militaires ait trouvé un engin suspicieux près de la ville d’Adlun… Alors que l’on prenait les précautions nécessaires pour l’examiner, l’ennemi israélien a fait exploser l’engin à distance, tuant un civil qui se trouvait dans cette zone », a déclaré l’armée libanaise dans un communiqué. Officiellement, Israël n’a fait aucun commentaire sur l’incident.

Mardi dernier, le Hezbollah a revendiqué l’attaque à la bombe contre les troupes israéliennes sur la ligne de cessez-le-feu, communément appelée la Ligne bleue entre Israël et le Liban, qui a blessé deux soldats israéliens.

Les membres du Hezbollah ont « fait détonner un engin explosif lancé contre une patrouille motorisée israélienne sur les collines des fermes de Shebaa, blessant un certain nombre de personnes parmi les soldats de l’occupation », a déclaré le groupe dans un communiqué.

Le groupe indique que l’attaque a été menée par « l’unité Hassan Ali Haidar ».

Israël a confirmé que deux de ses soldats avaient été blessés lors d’une explosion et le porte-parole de l’armée avait précisé que l’attaque avait eu lieu « du côté israélien de la frontière ».