Le chef du groupe terroriste chiite libanais Hezbollah a déclaré que le groupe était prêt à faire la guerre contre Israël, les États-Unis et certaines parties du monde arabe, mais a ajouté que le groupe soutenu par l’Iran ne cherchait pas à instaurer la violence dans la région.

« Nous ne sommes pas partisans de la guerre ou de la lutte, mais si notre obligation religieuse est de lutter, nous nous battrons, même si [l’ancien président américain George W.] Bush, le président américain Donald Trump, Israël, certains Arabes et le monde entier sont contre nous », a déclaré Hassan Nasrallah, selon les médias libanais.

« Nous n’avons peur de rien », a-t-il ajouté.

Les remarques de Nasrallah sont survenues après qu’un commandant du Hezbollah a déclaré plus tôt cette semaine que le groupe terroriste avait 10 000 combattants dans le sud de la Syrie prêts à affronter Israël.

Un tank portant le drapeau du groupe terroriste du Hezbollah dans la région syrienne de Qalamoun, le 28 août 2017. (Crédit : Louai Beshara/AFP)

Un tank portant le drapeau du groupe terroriste du Hezbollah dans la région syrienne de Qalamoun, le 28 août 2017. (Crédit : Louai Beshara/AFP)

Israël a récemment mis en garde l’Iran et le Hezbollah contre leurs efforts visant à établir un nouveau front contre Israël dans le sud de la Syrie.

Mardi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré à l’Assemblée générale des Nations unies qu’Israël était prêt à prendre des mesures contre les efforts iraniens pour étendre sa présence militaire sur ses frontières au nord.

« Nous agirons pour empêcher l’Iran d’établir des bases militaires permanentes en Syrie pour ses forces aériennes, maritimes et terrestres. Nous agirons pour empêcher l’Iran de produire des armes mortelles en Syrie ou au Liban et éviter qu’elles soient utilisées contre nous », a-t-il asséné.

À la lumière de la déclaration de Netanyahu, les médias arabes ont signalé que les avions de guerre israéliens ont frappé un dépôt d’armes du Hezbollah à l’extérieur de Damas tôt vendredi matin.

Selon les médias et un groupe de surveillance, les trois frappes distinctes ont été menées près de l’aéroport international de Damas, une zone connue pour être un bastion du Hezbollah.

« Les avions de guerre israéliens ont ciblé à l’aide d’une roquette un dépôt d’armes appartenant au Hezbollah près de l’aéroport », a déclaré Rami Abdel Rahman, le directeur de l’Observatoire syrien pour les droits de l’Homme (OSDH).

Ces opérations sont rarement confirmées par l’armée israélienne.

Plus tôt ce mois-ci, Israël aurait lancé une frappe sur une installation dans le nord-ouest de la Syrie, où le régime aurait stocké des armes chimiques et des missiles, tuant deux personnes.

Jérusalem craint que la présence iranienne dans le sud de la Syrie, près du plateau du Golan, serve de tremplin aux groupes terroristes pour attaquer Israël dans le futur.

Mardi, l’armée de l’air israélienne a abattu un drone iranien lancé par le Hezbollah avec un missile Patriot après que celui-ci a tenté de traverser l’espace aérien israélien.

L’armée a également envoyé des avions de combat dans la zone mais ils n’ont finalement pas eu besoin de les utiliser car le missile intercepteur a pu détruire la cible.

L’AFP a contribué à cet article.