Alors que les projecteurs sont braqués sur le Vatican où Jean Paul II et Jean XXIII doivent être canonisés dimanche, l’Eglise béatifie samedi un prêtre catholique, Giuseppe Girotti, victime du nazisme et défenseur des juifs, dans le nord de l’Italie, a annoncé le Vatican.

Le père dominicain Girotti (1905-1945), originaire d’Alba dans le Piémont, a été un des 1 500 prêtres, en majorité allemands, morts dans le camp de concentration nazi de Dachau en Bavière.

Sur le bord de la paillasse du prêtre italien, dont l’aura spirituelle était grande, un codétenu avait gravé après sa mort: « San Giuseppe Girotti ».

Ce prêtre avait été arrêté parce qu’il portait secours aux juifs italiens, selon le registre des détenus de Dachau.

Philosophe de formation, passionné d’œcuménisme alors que les confessions chrétiennes étaient encore très divisées, le père Girotti étudiait, pendant le peu de temps libre qui lui restait, la Bible avec un pasteur protestant détenu avec lui, a révélé le quotidien du Vatican l’Osservatore Romano.

Le pape Jean XXIII, Giuseppe Angelo Roncalli, quand il était nonce à Istanbul, avait lui aussi apporté son aide aux juifs européens, en les aidant à émigrer vers la Terre Sainte.