Trois Israéliens tués dans une avalanche au Népal ont été identifiés jeudi, alors que le nombre de victimes de la tempête de neige dans l’Himalaya atteindrait 31.

Les victimes israéliennes sont Agam Luria, 23 ans, du kibboutz Yifat, dans la vallée de Jezréel au nord d’Israël, Nadav Shoham, 30 ans, de Hoshaya, également dans la vallée de Jezréel, et Tamar Ariel, 24 ans, de Masuot Yitzhak, un village près d’Ashkelon. Tamar Ariel était la première femme religieuse à devenir pilote de combat dans l’armée de l’air israélienne.

Il y avait des craintes mardi quant à la disparition d’un quatrième israélien.

Les équipes de recherche dans des hélicoptères de l’armée avaient sauvé jeudi des dizaines de randonneurs étrangers bloqués et récupéré d’autres corps de victimes liées aux avalanches dans les montagnes du nord du Népal.

Les responsables locaux ont affirmé que 23 corps avaient été retrouvés sur le circuit de l’Annapurna, un itinéraire de trekking populaire, tandis que 5 alpinistes qui séjournaient dans un camping près de la montagne frappée par l’avalanche de mardi n’ont pu être trouvés et sont présumés morts. Trois éleveurs de yaks népalais ont également été tués.

Environ 70 personnes étaient toujours portées disparues près de la piste de l’Annapurna, a déclaré Ganga Sagar Pant de l’Association de Trekking du Népal, et il est prévu que le nombre de morts augmente.

La route, à 160 kilomètres au nord-ouest de la capitale, Katmandou, s’était remplie de randonneurs internationaux dès octobre, le pic de la saison de trekking, lorsque le temps est généralement clair et frais. Il y avait aussi de nombreux Népalais sur les sentiers en raison des fêtes locales.

Un haut responsable a déclaré que des corps n’avaient pas encore été identifiés. Mais aussi qu’au moins 64 randonneurs étrangers avaient été sauvés jeudi. Deux randonneurs en provenance de Hong Kong et douze Israéliens ont été transportés mercredi à Katmandou, où ils ont été soignés dans un hôpital.

Ils ont fait savoir qu’ils avaient survécu en se réfugiant dans un petit salon de thé le long du chemin de randonnée.

« J’étais sûre que j’allais mourir sur le chemin parce que j’avais perdu mon groupe, j’ai perdu toutes les personnes avec qui j’étais et je ne pouvais pas voir quoi que ce soit » a déclaré Linor Kajan, une randonneuse israélienne qui a été blessée et coincée dans la neige jusqu’à la taille.

Agam Luria, tué dans une avalanche au Népal (Crédit : Facebook)

Agam Luria, tué dans une avalanche au Népal (Crédit : Facebook)

« Un guide népalais qui connaissait le chemin m’a vu et m’a demandé de rester avec lui. Et il m’a traînée, il m’a vraiment traînée au salon de thé. Et tout le monde avait vraiment peur » a-t-elle affirmé.

« Nous avons essayé de ne pas dormir. Nous avons essayé de ne pas souffrir d’hypothermie. C’était une situation très effrayante et terrible » a expliqué Yaakov Megreli, un autre survivant israélien.

Le blizzard ainsi que la pointe d’un cyclone qui a frappé la côte indienne quelques jours plus tôt semblent avoir contribué à l’avalanche de mercredi qui a tué au moins huit personnes dans le village de Phu dans le district de Manang.

Parmi les morts figurent un Indien et quatre randonneurs canadiens ainsi que trois villageois, a déclaré Devendra Lamichane, un fonctionnaire du gouvernement népalais.

Les corps se trouvaient sous plus de deux mètres de neige et le fait de creuser peut prendre plusieurs jours. Les trois randonneurs canadiens qui ont survécu à l’avalanche ont été transportés par hélicoptère vers le refuge d’un village voisin. Aucune information n’était immédiatement disponible sur leur état.

Les autorités ont déclaré que cinq alpinistes avaient été tués dans une avalanche séparée sur 75 km à l’ouest, au camp de base du mont Dhaulagiri. Les alpinistes, deux Slovaques et trois guides népalais, se préparaient à monter sur un sommet de 8 167 mètres, le septième plus grand du monde, a déclaré Gyanedra Shrestha du département de l’alpinisme au Népal. Leurs corps ont été retrouvés jeudi.

Une avalanche en avril juste au-dessus du camp de base du mont Everest avait tué 16 guides népalais, la catastrophe la plus meurtrière que cette montagne ait connue. Les experts du climat disent que les hausses des températures mondiales ont contribué à ces avalanches dans l’Himalaya.