Le calvaire de 10 randonneurs israéliens bloqués dans le district reculé des lacs gelés du Népal et qui se trouvaient menacés par des villageois locaux pour avoir prétendument pris de la nourriture et de l’eau a pris fin mercredi matin lorsque le groupe a été transporté vers Katmandou, a annoncé un opérateur de recherche et de sauvetage.

« Tout va bien », a declaré Nir Gat, le responsable de l’équipe de recherche et de sauvetage de Magnus dans cette région, au cours d’une liaison téléphonique de piètre qualité depuis le Népal.

Il a dit que les équipages de la société avaient jusqu’à présent evacué des « dizaines » de randonneurs, y compris un groupe de voyageurs danois qui étaient accrochés à des cordes et à des harnais dans une installation de sport extrême près de la frontière chinoise au moment du séisme.

Le tremblement de terre de magnitude 7,8 a frappé samedi le Népal, tuant plus de 5 000 personnes et en affectant plusieurs millions. Le Premier ministre népalais Koirala Sushil a aaffirmé que le nombre de morts risquait d’atteindre les 10 000.

Israël a rapidement envoyé 125 médecins, paramédicaux et autres personnels médicaux au Népal et a ouvert mercredi un hôpital de campagne dans la capitale qui est capable de traiter jusqu’à 200 patients par jour.

Le tremblement de terre a surpris plusieurs centaines de randonneurs israéliens sur les sentiers qui sillonnent le pays montagneux.

Des randonneurs israéliens et népalais attendent les sauveteurs dans la région du Langtang du Népal, dans une image publiée le 28 avril 2015. (Capture d'écran: Deuxième chaîne)

Des randonneurs israéliens et népalais attendent les sauveteurs dans la région du Langtang, le 28 avril 2015. (Capture d’écran: Deuxième chaîne)

Un groupe de 10 personnes dans la vallée du Langtang, dans une région au Nord de Katmandou, près du Tibet, a eu une altercation avec les habitants du village de Langtang, où 100 personnes auraient trouvé la mort lors d’une avalanche déclenchée par le séisme, a rapporté Republica, un journal népalais.

Les détails de la querelle ne sont pas encore clairs, mais le père de Shahar Zakai, un des randonneurs israéliens, a déclaré mardi sur la radio militaire que la dispute avait atteint un niveau de danger évident et immédiat pour la vie des voyageurs.

Hilik Magnus, le fondateur et le directeur de Magnus international, sur une mission dans le sud du Chili (Crédit : autorisation Hilik Magnus)

Hilik Magnus, le fondateur et le directeur de Magnus international, dans le sud du Chili (Crédit : autorisation Hilik Magnus)

Hilik Magnus, l’homme qui a fondé la première société de sauvetage pour les voyageurs israéliens à l’étranger, a confirmé que ses hommes ont dû se frayer leur chemin à travers une foule en colère.

Selon Yedioth Ahronoth, les villageois se sont pressés pour atteindre l’hélicoptère au point qu’un villageois a été tué par le rotor de l’appareil.

Selon le journal, les habitants auraient pris en otage un pilote, exigeant d’être évacué.

Gat, un réserviste de l’unité d’élite des chasseurs alpins de l’armée israélienne, a raconté qu’il a pu minimiser le différend en évacuant en premier plusieurs habitants dans l’hélicoptère fourni aux sauveteurs par l’armée népalaise.

Avec trois autres sauveteurs, qui ont tous plus de 20 ans d’expérience de travail dans l’arrière pays, ils ont conduit le groupe d’Israéliens vers une zone à proximité, à l’écart du village, dans un endroit protégé des avalanches.

Le groupe a passé la nuit à la belle étoile – Magnus demande instamment à tous les voyageurs de faire leurs bagages comme s’ils avaient à dormir dehors et non dans une chaleureuse maison d’hôtes – et ont été évacués dans la matinée par un autre hélicoptère piloté par des Népalais.

La plupart des centaines de voyageurs israéliens ont été localisés grâce à des dispositifs de notification d’urgence par satellite. Les petites boîtes en caoutchouc ne pèsent presque rien et peuvent, en cas d’urgence, envoyer un signal SOS à différents appareils avec les coordonnées géographiques exactes de la partie en détresse. Les dispositifs SOS peuvent également être reliés à un téléphone portable, ce qui permet la communication verbale.

Magnus, qui se tient aux côtés de sa mère hospitalisée en Israël tout en gardant un œil sur ce qui se passe à Katmandou, a déclaré qu’Amit Rubin, un sauveteur de sa société disposant d’une longue expérience, y compris dans l’unité 669 de l’armée israélienne , a effectué « une incroyable opération de sauvetage » dans une zone au-dessus de la rivière Kosi Bhote, près de la Chine.

Sept Israéliens étaient bloqués à l’installation extérieure de sport et de spa, The Last Resort, où les touristes peuvent sauter à l’élastique et se mouvoir le long d’un parcours d’accrobranche dans la forêt.

Rubin, a-t-il dit, a voyagé sur « une route détruite » dans une Jeep jusqu’à ce qu’il ne puisse aller plus loin et est finalement arrivé à pied, deux jours après le tremblement de terre, sur le site.

Il a dit qu’il a trouvé les Israéliens en bonne santé, mais qu’un groupe de voyageurs danois, peut-être 13 au total, était sur le parcours de cordes au moment du tremblement de terre et étaient blessés. Rubin a organisé une équipe pour conduire les Danois et les Israéliens sur la partie utilisable de la route et de là vers un lieu sûr.

Magnus n’a pas eu tous les détails de l’expédition et Rubin était pour le moment injoignable au Népal. Le coordinateur des opérations de sauvetage israéliennes sur le terrain à Katmandou, Eyal Naor, a expliqué qu’il y avait plusieurs hélicoptères dans l’air en ce moment et qu’il ne pouvait fournir plus de commentaires.